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 Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}

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Clow Chest


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MessageSujet: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Sam 14 Juil - 15:23

A cette heure de la nuit, le château somnole déjà depuis quelques temps. Insomniaque de ma nature depuis la dernière guerre pour des raisons que j'éviterai d'exposer aux yeux de tous, je déambule à travers les couloirs en quête d'une occupation. Heureusement, ce soir, je sais déjà pertinemment ce que j'ai à faire, cela m'évitera d'avoir à soupirer d'ennui en longeant les murs froids, sous les railleries des fantômes qui hantent les tableaux.
En vue de la prochaine réunion de La Relève, je leur prépare un petit quelque chose. Il est temps que tout cela bouge un peu. J'ai déjà tout un tas d'idées qui fourmillent dans mon esprit et c'est donc vers les serres que je me dirige d'un pas leste.
Pourquoi les serres ? Tout simplement parce qu'elles regorgent de plantes en tous genre, que je n'ai pas eu la possibilité de me procurer dernièrement et qui me sont indispensables à la confection d'une certaine potion, d'une grande utilité.

Je croise le Baron Sanglant qui me regarde d'un oeil étrange, se demandant certainement où une jeune femme de sa maison peut bien courir à cette heure-ci et je ne lui adresse qu'un faible sourire en frissonnant à proximité de lui. Je déteste quand ils font ça !
Lorsque j'arrive au dehors, la nuit m'avale et je me dirige à pas de loup vers la grande porte vitrée, à travers laquelle je prends soin de regarder que personne ne se trouve à l'intérieur. Ca m'a l'air vide et c'est tant mieux. Je n'aurai pas pu attendre une nuit de plus, la chose commence à se faire urgente.
En tirant sur la poignée, j'ai l'impression de me voir propulsée quelques années en arrière quand, jeune adolescente, je m'amusais à chiper différents objets dans les réserves personnelles de mes professeurs. Par pur esprit de contradiction et parce que avouons le, j'étais une parfaite petite emmerdeuse. Non pas que j'ai réellement changé, mais mes motifs à présent sont bien plus légitimes.
Je referme donc la porte derrière moi, doucement afin que son grincement ne réveille pas tout le château et déambule à travers les rayonnages en vue de trouver celui qui m'intéresse. Mandragore ? Non. Fenouil ? Non plus. Pavot ? Ah... tiens, je n'en ai presque plus de ça et lorsque je m'amuse à concocter quelques drogues pour les premières années, cette plante m'est toujours d'une grande utilité. Mais non, pas ce soir. Elle est a manipuler avec précaution et je n'ai pas apporter le matériel adéquat.
Ortie ? Toujours pas. Mais c'est pas vrai, ne me dîtes pas qu'il n'en a pas ! Je me souviens parfaitement m'en être déjà procuré quelques années auparavant. Il ne peut pas avoir changé ses plans de place. Et finalement, je la vois. Je pousse un soupir d'aise et m'approche du petit recoin de la pièce, me penchant pour caresser les feuilles du bout de mes doigts. La Belladone... Ses petits fruits noirs me donneraient presque envie de les croquer, s'ils ne se trouvaient pas être un poison violent, bien entendu. Douce Belladone et ses propriétés narcotiques si puissantes qu'elles peuvent provoquer une paralysie fulgurante. Foutue Belladone au prix exorbitant dans le commerce oui ! Non pas que je manque d'argent pour m'en procurer, mais lorsque l'on peut se servir à proximité, pourquoi se gêner ?

Je prends donc en main mon petit ciseau que je garde bien consciencieusement au fond de ma poche et m'attelle à couper soigneusement quelques feuilles en me mordant la lèvre. Je prends aussi la peine de récolter quelques un de ses fruits et constatant la chose suffisante, je me munis d'un petit sachet, dans lequel je glisse le tout et l'enfourne dans ma poche. Il ne me faudra que quelques jours pour la faire sécher et elle sera parfaite pour l'utilisation que je souhaite en faire.
Je me redresse donc, époussette un peu ma jupe et me retourne pour m'apprêter à quitter la pièce. Et là, je marque un temps d'arrêt. Bien entendu...

- Ah...

Oui, je n'arrive généralement pas à me montrer plus éloquente lorsqu'une boule de surprise obstrue ma gorge.


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Metellus Aquila


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Sam 14 Juil - 16:20

Encore une de ces nuits où je ne trouve ni sommeil, ni quiétude, comme à mon habitude lors de ces moments d' angoisses, je déambule dans les couloirs du chateau à pas feutrés. Dans ces moments là, j' ai toujours l' espoir d' être le témoin d' un évènement dont je pourrai me servir à mes propres fins. Une discution, une rencontre, mais jusqu' à aujourd'hui, mes sorties nocturnes n' ont guère portées leurs fruits. Las, je continue ma route, passant par le dortoire des Serdaigle, je me dirige vers la bibliothèque. Mais l' envie me prend soudainement d' aller prendre l' air à l' extérieur...
J' aime marcher la nuit, l' obscurité ambiante m' apaise, j'inspire de grandes bouffées d' air et profite de ce moment assez proche de la plénitude, lorsque subitement, une impression étrange traverse mon corps. Vous savez, ce genre de sentiment bizarre que vous ressentez, comme un sixième sens, lorsque votre esprit vous alerte que quelque chose d' anormale est à l'oeuvre.
Je jette donc un regard autour de moi, tout mes sens à l' affût, mais rien. Surement une fausse alerte, l' envie me prend alors de m' offrir un petit plaisir et je me dirige vers la serre pour chercher du tabac.

Au moment où je tourne la poignée avec minutie, je m' arrete net, à nouveau traversé par cet étrange sentiment. Je referme des plus discretement la porte derrière moi, j' entends du bruit...Mais qui peut avoir l' audace de pénétrer dans ma serre !!! Mes mains se crispent, la colère m' envahit alors que je me dirige vers le fond du domaine vitré, d' où provient ce léger remue ménage. Je sors ma baguette par simple précaution, mais quelque chose me dit qu' il ne peut s' agir que d' un élève pernicieux.

Et quelle ne fut pas ma surprise d' aperçevoir Miss Chest ! Enfin, surprise, non justement ! Elle...avec ses formes provoquantes et son comportement qui l' a toujours été également. Elle, dont je me méfie comme de la plus grande épidémie. Et c' est bien elle, celle que je considère un peu comme ma "meilleur ennemie". J' ai bien à faire à une vipère, et le plus important est d' éviter toute morsure...mais je pressents aussi que si j' arrive à rendre cette vipère conciliante, le bénéfice que je pourrai en tirer serait immense. Et mon ambition ne connait pas de limites...Je prendrai peut-être le risque.
J' essaie de me calmer et de m' apaiser, avec cette jeune femme, je sais que je n' ai pas le droit à l' erreur, elle tirerait profit du moindre faux pas. Cette manipulatrice de premier ordre en a fait voir de toutes les couleurs à plusieurs de mes collègues. Mais pas avec moi, ma chère, ça ne marchera pas, je ne lis que trop bien dans ton petit jeu, nous sommes pareilles tous les deux.
Je range tranquillement ma baguette, et je compte bien profiter de cette situation qui m' est favorable. Des mots résonnent dans mon esprit :"Je te materai Miss Chest"

Je m' approche à nouveau et gonflant le torse, je prends une position légèrement agressive, je dois prendre le dessus, ne laisser place à aucun sentiment. Arrivé juste derrière elle, je lui jette un regard mortel comme si des éclairs en sortaient, alors même qu' elle se retourne et reste bouche bée.

Alors Miss Chest ? Puis-je savoir à quelles manigances vous vous adonnez en pleine nuit, une fois de plus ? Dans ma serre qui plus est ! Savez-vous quel châtiment je réserve aux élèves de votre espèce ?

Je savoure ce moment, je jubile presque, rares seront les fois où j' aurai l' avantage sur cette diablesse, je ne laisserai donc, pour rien au monde, passer cette occasion.


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Sam 14 Juil - 18:13

Les profs et leurs insomnies. Non mais je vous jure, y'a pas idée de recruter que des employés aux troubles évidents du sommeil dans cette école. Comment voulez-vous que nous autres, étudiants, puissions faire ce que nous avons à faire, si nous sommes tout le temps dérangé par le premier professeur qui passe.
Certains ont l'art et la manière de s'attirer les foudres de leurs chères petites têtes blondes - ou brunes, au choix - en faisant du zèle avec brio. Le professeur Chase Harold par exemple, qui ne peut s'empêcher d'imposer sa suprématie en bombant fièrement le torse et en fanfaronnant devant les demoiselles. Et voilà qu'un de ses acolytes se pointe. Enfin acolyte, je ne sais pas s'ils se trouvent être amis et je n'espère pas parce qu'il me suffit déjà d'un énergumène dans le genre, mais toutefois, un de ses confrères.

Désagréable sensation que celle de se faire prendre sur le fait. Ca commence à devenir lassant à force, surtout lorsqu'il s'agit d'un personnage sur lequel nous avons de fâcheux soupçons. Je m'explique. Lorsque le professeur Aquila est entré dans l'école, il a pu aisément constater du personnage que j'étais. Ses regards noirs ne m'ont pas échappé. Pour une raison que j'ignore encore, je semble l'agacer, étrange non ? Moi a qui on donnerait le bon dieu sans confession. Toujours est-il que j'ai moi-même tenté de percer le personnage à jour et il s'avère que j'ai vite pu déceler en lui, des similitudes frappantes avec moi. De quoi faire tourner le lait quoi...
Manipulateur, dominateur, fourbe, tout un florilège de petites choses qui font sa personne et ressemble bien étrangement à la mienne. Autant vous dire qu'une éventuelle rencontre entre nous, en dehors de ses cours, provoquerait des étincelles. Et bien nous y sommes et se retrouver dans une serre emplie de produits inflammables, c'était peut-être pas le meilleur endroit. Mais soit, commençons donc à voir comment vont se dérouler les choses.

Visiblement, mal. Constatez de ses mots. D'après vous, lesquels vont me faire sortir de mes gonds ? Je vous laisse deviner quelques instants et pour les plus lents, je vais finalement donner la réponse de ce pas. "Savez-vous quel CHATIMENT je réserve aux élèves de votre espèce ?"
Chase, sort de ce corps. C'est à quelques mots près ceux qu'il m'a sorti avant que je ne le cloue au tapis la première fois que nous nous sommes rencontrés et c'est au demeurant CEUX qu'il ne faut en aucun cas me dire pour que je rentre les crocs. Aussi, je fronce les sourcils et croises les bras sur ma poitrine en air de défi.

- Un châtiment ? De suite les grands mots... J'étais juste en train de chercher une plante qui pourrait m'aider à trouver le sommeil. Vous n'allez pas me dire, Monsieur Aquila, que vous êtes contre la phytothérapie, non ? Vous m'avez surprise avant même que je ne me saisisse de quoi que ce soit.

Mouais, c'est à peine mes mots prononcés que j'en viens à me demander depuis combien de temps il est là. Pas très longtemps certainement, j'aurai bien fini par ressentir sa présence si ça avait été le cas et il ne m'aurait pas laissé toucher à ses si précieuses petites plantes.
Je glisse alors ma main dans la poche de ma veste, l'autre poche hein, je suis pas stupide et j'attrape mon étui à cigarettes que j'ouvre délicatement avant d'en sortir une et de la placer entre mes lèvres, l'allumant brièvement du bout de ma baguette.
Alors que je ne lâche pas du regard, je recrache quelques volutes bleutée de fumée et je joue à me mordiller l'intérieur de la joue tout en réfléchissant. Je me demande bien ce qu'il a derrière la tête, mais quoi que ce soit, je me chargerai bien vite de lui faire oublier ce pour quoi il est venu ici. Je reprends donc ma cigarette entre deux de mes doigts et la tapote doucement pour en faire tomber la cendre sur le sol.

- Et puis-je également vous rappeler que vous n'avez jamais eu à me réprimander pour quoi que ce soit depuis que nous nous connaissons ? J'avoue ne pas comprendre le sous entendu derrière "ce que vous manigancez, ENCORE UNE FOIS" Voyons Monsieur Aquila, vous prêtez bien trop attention aux rumeurs qui circulent à mon sujet.

Et c'est d'un léger sourire que je termine mes mots, avant de replacer ma cigarette entre mes lèvres.


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Metellus Aquila


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Sam 14 Juil - 19:01

Je ne peux m' empêcher de la dévisager, je mentirai même si je vous disais qu' elle n' est pas la plus belle plante actuellement présente dans la serre. Observer son visage, ses formes, est pour moi une volupté de fin gourmet, plonger dans son regard me provoque une insoupçonnée jouissance...Voilà que rejaillit mon haissable faiblesse...La tentation de la toucher est grande, mais impossible, ce serait la descente aux enfers assurée. Je sens ce léger rictus se former au coin de ma lèvre, je dois à tout pris me reprendre, oublier la situation, seule avec elle dans la serre.
Mais je ne suis pas dûpe, elle me prend pour un idiot, "trouver le sommeil", mon oeil oui ! En plus elle me ment, je sais qu' elle s' est déjà saisi de ce qu' elle était venue chercher. Mais je dois agir avec discernement, ne pas me précipiter...commençons à tisser cette toile petit à petit, afin de l' y prendre au piège. Je passais outre sur son ton à la limite de l' insolence et laissait pour le moment le sujet du chatiment de côté.

Insomniaque Miss Chest ? Comme c' est touchant, j' ai pourtant bien du mal à vous croire...il se trouve que les plantes que vous recherchez ne se trouvent pas ici. Puis-je voir le contenu de vos poches s' il vous plait ?

Je ne peux pas m' empêcher de laisser mon visage gagné par un air sournois. Elle veut jouer, nous allons donc rentrer dans la danse, c' est à qui tribuchera le premier. Car comme je m' y attendais, elle rentre dans le jeu de la provocation, sortant une cigarette, la tapottant pour faire tomber des cendres devant moi, dans ma serre ! Tout cela en me défiant du regard. Ma faiblesse est maintenant bien passée, et je ne vois en face de moi qu' une rivale pour le futur que je me conçois.
J' attrappe sa cigarette et l' écrase par terre sans la lacher du regard.

Il est formellement interdit de fumer dans la serre Miss Chest, ce devrait être une évidence pour quelqu' un comme vous qui ambitionne les plus hautes responsabilités à Poudlard. Enfin, j' espère que vous êtes un tant soit peu ambitieuse, quand on compte se lancer dans la politique...de plus en étant une femme...
Je vous prierai donc de ne pas me prendre pour un de ces professeurs naifs. Je n' ai pas eu besoin des commentaires de certains de mes collègues pour savoir à qui j' ai à faire. Votre réputation parle d' elle même et n' est à mon sens nullement faussée.


Je commençais à prendre un certain pied, la situation en devenait même éxcitante. J' entrepris une petite inspection visuelle des pots et bocaux tout en faisant le tour de cette jeune démone. Après avoir récupéré le tabac dans le petit coffre que j' avais justement caché à cet endroit de la serre, je m' arretais dans son dos, je m' approchais de son oreille pour lui glisser avec un ton doux mais plein d' assurance :

Faites attention à vous Miss Chest, je suis loin d' être celui que vous imaginez.

Satisfait des débuts de cette première confrontation que j' attendais depuis un moment, je sors ma pipe, la bourre de tabac et allume le foyer herbeux avec délectation. Elle ne pouvait pas fumer, moi oui. Légère domination, mais domination tout de même...


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Clow Chest


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Sam 14 Juil - 19:48

Quel est donc cet étrange rictus sur ses lèvres ? Quelque chose me dit que tout un flot de pensées qui ne sont pas pour me plaire, animent sa petite cervelle hypertrophiée. Aussi, je fronce les sourcils et reste sur mes gardes. On ne sait jamais. Certains parfums de ses fleurs ont dû lui monter à la tête et je ne voudrai pas faire les frais des conséquences désastreuses que ça pourrait avoir sur ses méninges.
Ses premiers mots suffisent a attiser légèrement mes barrières qui tentent à contenir ma colère et je prends appui sur un de mes pieds en le toisant d'un air mauvais. Monsieur joue avec le sarcasme alors ? Bien. Fin joueur à ce que je vois. Ca ne sera que plus délectable de lui faire mordre la poussière, je n'aurai pas à me retenir. Bien sur, tout en gardant à l'esprit qu'il est un professeur et moi une élève mais quelque chose me dit qu'il va vite faire en sorte de nous mettre sur le même pied d'égalité. Armes égales ? Encore plus intéressant. Et même si ce n'est pas le cas, je me chargerai moi-même de prendre la chose comme je le désire.

- Zut. Quelle tête en l'air je fais. Je me doutais bien que je n'étais pas au bon endroit. Merci de m'en informer, je vais aller voir un peu plus loin dans ce cas.

Bien entendu, j'ignore sciemment sa demande de vider mes poches. Et puis quoi encore ? Je ne suis pas devant un Auror qui me demanderait de lui confier ma baguette pour voir quels sont les derniers sortilèges que j'ai pu lancer. Je fais donc l'innocente, comme je sais si parfaitement bien le faire et c'est là qu'il se permet un geste que je n'apprécie pas du tout.
J'en reste d'ailleurs un instant bouche bée, alors que je regarde ma cigarette s'éteindre piteusement sur le sol, avant de relever un regard noir vers lui. Il ne perd pas de temps pour engager les hostilités décidément et je vais me charger bien comme il faut, de lui faire part du fond de ma pensée. De plus, les mots qu'il prononce par la suite me font carrément hérisser les poils sur les bras. Bien, là c'est définitif, plus rien à faire de sa condition professorale.
Je garde néanmoins le silence, attendant la bonne opportunité pour m'exprimer et lorsqu'il s'avance pour me contourner, fouillant un petit coffre derrière mon dos, j'ai comme un sursaut. Je sens alors le souffle de sa respiration contre mon oreille et je ferme un instant les yeux en sentant un éclair d'appréhension me traverser le ventre. Bien, Clow, enclenche la première maintenant.
Je m'écarte de lui d'un pas et fais volte face immédiatement pour constater qu'il est en train d'allumer allégrement sa pipe, summum du foutage de gueule après ce qu'il vient de me dire. D'un geste vif alors, je la prends entre mes doigts et la propulse au sol avant de l'écraser de mon pied.

- Dans ce cas, cette règle stupide devrait s'appliquer à chaque personne présente dans cette pièce, "monsieur". Et sachez une chose - je fais un pas dans sa direction, mon doigt sur sa poitrine - toute femme que je suis, je suis capable de bien pire que vous ne puissiez jamais le faire. Contrairement aux hommes de votre appartenance, je suis muée de ce que nous appelons communément, une cervelle, chose qui semble vous faire cruellement défaut, puisque vous n'avez réussi qu'à obtenir le titre peu honorifique de professeur.

Et je m'écarte de nouveau d'un pas, non sans avoir manqué d'appuyer plus fermement sur sa poitrine de mon doigt, avant d'instaurer de nouveau une bonne distance de sécurité. Ses mots, ses gestes, combinés aux miens, c'est certain, ça va finir par péter. Mais après tout, il était fort probable que la chose arrive, à peine avais-je croisé son regard. Maintenant que la partie est lancée, nulle raison de reculer. Autant affronter l'adversaire toutes dents dehors, avec le plus grand plaisir.
Je suis donc loin d'imaginer ce qu'il est réellement ? Mais que pense-t-il justement, que je sois en train d'imaginer ? Je me doute parfaitement qu'il est loin d'être le gentil petit professeur que l'on peut voir durant ses cours et je sais aussi parfaitement que les rumeurs à son sujet ne sont pas glorieuses.
Ce ne sera qu'encore plus intéressant de lui faire comprendre que la "simple femme" que je suis, sera tout à fait capable de lui faire courber l'échine, comme j'ai su si bien le faire auparavant, avec bien plus intimidant que lui.

- Apprenez également à vous méfier des apparences mon bon professeur. Peut-être vos études n'ont-elles pas été suffisamment poussées pour que vous puissiez le savoir, mais sachez que les rumeurs concernant le nom des Chest, n'épargne aucun membres de la famille. Et je pourrai presque dire que je suis l'une des pires.

Bien que je meure d'envie de glisser de nouveau ma main dans ma poche pour m'allumer une cigarette, je ne le fais pas. Je me contente juste de reculer d'un nouveau pas, posant ma main sur les étagères à côté de moi, triturant une des plantes jusqu'à en briser la tige.


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Metellus Aquila


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Sam 14 Juil - 22:11

Me doutant bien que je n' ai pas à faire à une élève modèle, le fait qu' elle n' obtempère pas en vidant ses poches n' avait rien de surprenant. Et puis je n' ai que faire de savoir ce qu' elle a ramassé dans la serre, les enjeux de notre confrontation sont bien plus importants à mes yeux. Je ne la retiens donc pas du bras, bien que l' idée d' un contact physique avec cette jeune femme, quel qu' il soit, ne serait pas pour me déplaire. Un léger sourire narquois fut donc ma seule réaction face à sa réponse.

Mais alors qu' elle s' empare de ma pipe, je reste sans réaction. Stupéfait par tant d' audace, je la regarde ensuite l' écraser après l' avoir jeté par terre. Quelle garce ! Je fulmine devant tant d' insolence, et je perds la brève maitrise que j' avais obtenu dans nos échanges. Je l' ai sous estimé, c' est un fait, je dois bien avoué qu' elle a un sacré tempérament. Je suis à deux doigts de lui coller une giffle monumentale. Mais la colère du à la surprise d' un tel acte s' atténue rapidement, il m' en faut plus pour me faire sortir de mes gonds, et puis finalement la voilà qui commence déjà à se prendre les pieds dans ma toile. La voilà qui fait abstraction de mon rang de professeur...de plus en plus intéressant...Allons, je ne peux tout de même pas laisser cet acte impuni, mais je fais face désormais à une furie et du temps pour réagir, je n' en ai aucun. Je l' observe donc dans sa colère, plus belle que jamais, alors qu' elle pose son doigt sur ma poitrine, notre premier contact physique, léger, si léger, mais qui pourtant me fait ressentir de nombreux fourmillements. Cela m' inquiète, il est hors de question de tomber sous son charme, qui plus est aussi rapidement. Ressaisis-toi bon sang !

Une cervelle ? Si vous en étiez dotée d' une de qualité, vous n' auriez jamais oser faire ce à quoi je viens d' assister ! Vous osez me défier ! Moi ! Un professeur de Poudlard ! Vous ne savez donc pas à qui vous avez à faire !

Mes yeux s' enflamment, la voilà qui insulte maintenant le poste respectueux de Professeur de Poudlard. C' en est trop.

Peu honorifique ? Petite présomptueuse...

Exaspéré par cet irrespect caractérisé à mon égard. J' attrappe un pot à porté de main et je l' envoie se briser au sol avec une violence non retenue. J' en profite pour écarter ce doigt qui s' appuyait avec plus d' insistance sur ma poitrine. La colère vient de vaincre ma raison, elle a réussi à me mettre hors de moi. La famille Chest...oh, je ne la connais que trop bien, enfin pas directement, mais j' ai toujours été révolté par le traitement qu' ils infligeaient aux moldus. Je ne prefere pas m' engager dans cette discution avec elle, surtout dans mon état d' esprit actuel. Cela dit, il est vrai que j' ai entendu beaucoup d' histoires sur les Chest.

Si quelqu' un rentrait dans la serre maintenant, il ne pourrait pas ne pas ressentir la tension et l' electricité qui regnaient dans les lieux. Je la toise du regard, je reste perplexe, de quel angle l' attaquer ? Comment la destabiliser ? Je retrouve un souffle régulier et je parviens tout de même à reprendre partiellement mes esprits. J' attrappe son bras alors qu' elle brise la tige qu' elle venait de triturer. Resserant mon emprise, je m' approche tout pres. Avec une rapidité et une dextérité parfaite je la fais pivoter légèrement dos contre moi et maintiens une emprise assez ferme sur ses deux bras que je plaque sur son ventre. Profitant de l' effet de surprise et avant qu' elle ne commence à se débattre, car je ne m' attendais à rien d' autre, je passe ma main libre dans ses cheveux. Je résiste à la tentation en me contentant de sentir son odeur et le parfum de ses cheveux.

Quel dommage que tu sois si impétueuse...Miss Chest...

Je relache mon emprise doucement et prends soin de m' écarter de quelques pas pas tout en gardant une assurance bien marqué sur mon visage et mon attitude. Je me rends compte alors à quel point Clow Chest m' est semblable. Presque mon moi féminin, à la fois effrayant, mais aussi intriguant et assez attirant même. J' éclate de rire pour libérer la tension devenue inutile désormais.

Dites-moi Miss Chest, m' offririez-vous une cigarette ? Et disons que pour cette fois, je vais fermer les yeux sur les évènements de ce soir.

Pourquoi ne pas adopter une technique que j' affectionnais mettre en place avec les fortes têtes ? La psychologie de soumission. Autant lui faire croire que je passais l' éponge parce que je la trouvais trop forte...Qu' elle croit bien sagement que je suis le si peu honorifique professeur qu' elle pense. C' est l' image que je souhaite renvoyer de toute façon. Qui pourrait me suspecter ? Qui pourrait deviner quelles sont mes réelles intentions...Et quand mon heure viendrait...


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Sam 14 Juil - 23:45

La tension est palpable dans la pièce. On pourrait presque entendre les battements de nos coeurs respectifs, marteler nos poitrines tant nous tentons à maintenir la colère qui nous assaille. Car oui, à ce stade pourtant précoce de notre rencontre, je peux dore et déjà dire qu'il s'agit de colère. Sourde, dévastatrice et je ne donne pas cher de cette fichue serre si les choses continuent à empirer de la sorte.
Je sens clairement que mes mots font mouches au regard glacial qu'il m'adresse et je ne peux réprimer un sourire face à cela. Je marque des points, c'est certain et il peut constater qu'il n'a pas à faire à la docile petite élève que je peux être lors de mes cours. Car oui, en classe, je suis bien différente de celle que je suis réellement. Après tout, je tiens à l'obtenir mon diplôme, mais en dehors de cela, je redeviens la Clow légendaire et j'ajouterai qu'il ne faut pas trop me chercher. Ce qu'il est en train de faire, sans réellement avoir conscience des conséquences de ses actes, le pauvre.
C'est au moment où je le vois saisir un pot à sa proximité à pleine main et le jeter au sol, le brisant en mille éclat, que je sursaute et sens que les choses risquent de se dérouler de bien fracassante façon. Il perd de toute évidence son sang froid et je suis en partie ravie de voir, que j'arrive si facilement à me maîtriser à côté de lui. L'exercice mon cher, l'exercice. Et deux frères constamment sur votre dos aussi... Ca aide.

La lueur dans son regard lorsque je fais mumuse avec sa plante, me pousse a émettre un sifflement et avant même que je ne puisse anticiper la chose, il me saisit le bras et me retourne aussi rapidement qu'il le faut pour prononcer "Quidditch". D'une seule main, il plaque mes bras contre son ventre et je sens la respiration se tarir dans mes poumons. Je n'aime pas du tout quand les choses prennent cette tournure là et c'est lorsque je m'apprête à me dégager, que je sens sa main se faufiler dans ma chevelure. Je ne bouge pas d'un millimètre, guettant chacun de ses mouvements. Je peux sentir le souffle de sa respiration humer l'odeur de ma personne et je fronce les sourcils avant que ses mots ne me ramènent à la raison. J'ai l'impression de me retrouver aux prises avec un dément, se délectant de la peur de sa victime, avant de s'en repaître jusqu'à satiété. Etrange...
Il finit par me relâcher et tout aussi rapidement, je me retourne face à lui, sentant ma baguette me démanger furieusement dans ma poche. Mais ce ne serait que pure folie que de la pointer dans sa direction. Un meurtre dans cette école suffit à mon actif... pour l'instant. Je me sens étrange, les jambes qui flageolent alors que je tente à comprendre ce qui l'anime. Il me donnerait presque froid dans le dos. Qu'est-ce que c'est que ces manières ? Et le ton de sa voix lorsqu'il a prononcé ces quelques mots... ça sonnait presque comme une menace...
Voilà à présent qu'il rit et sous sa demande, j'arque un sourcil en manquant d'avaler ma langue. Que je lui donne une cigarette ? Je souris. Non mais décidément, il me prend vraiment pour une petite écervelée. Sa manoeuvre, on pourrait presque dire que c'est moi qui l'ai inventé. Détourner l'adversaire de sa colère en mimant le fait que nous rendons les armes, pour contrattaquer par la suite. Ca pourrait être fin et astucieux, mais pas avec moi. Oh non, pas avec moi...
Je fouille alors dans ma poche et en retire mon étui d'argent, contenant mes cigarettes. Je l'ouvre délicatement et m'approche de lui, un clou de cercueil entre les doigts. Alors que je lui tends, je me ravise aussitôt et la place entre mes lèvres, reculant des pas que je viens d'effectuer.

- Je suis peinée de constater que vous me pensez assez stupide pour tomber dans votre petit manège professeur Aquila. Je crois que c'est vous, au risque de me répéter, qui oubliez à qui vous parlez !

Et j'allume de nouveau ma cigarette, avec une audace sans faille et pousse un soupir en laissant la fumée s'échapper de mes poumons, comme s'il s'était agit de la plus délicieuse chose sur cette terre. J'esquisse un nouveau sourire et je m'adosse à l'étagère en prenant une pose décontractée, comme si j'ignorais parfaitement sa présence, bien qu'il se trouve face à moi. Bien, finalement, après avoir savourée le quart de ma cigarette, je lui accorde un minimum de considération.

- Elle est délicieuse vous savez ? Je pourrai vous en offrir une mais à une seule condition... Que vous me laissiez partir. Qu'est-ce que vous en dîtes ? Après tout, vous aviez l'air d'avoir vraiment envie de la fumer votre pipe. Feu votre pipe devrais-je dire même...


C'est ça Clow, enfonce le clou mais qu'est-ce que c'est bon !
Je vais même jusqu'à déloger ma cigarette d'entre mes lèvres, humectant celles-ci de ma langue rapidement et la lui tend par le filtre, un léger sourire mesquin sur les lèvres. Tiens, tu n'as qu'à prendre mes restes !


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Metellus Aquila


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Dim 15 Juil - 1:04

Tentative échouée, mais ce combat de regards m' aura apporté des informations intéressantes. Cette lueur dans ces yeux, presque de la haine, voir même un regard de meurtrière...La fureur du moment j' imagine...Je ne donne donc pas plus d' importance à ce détail et m' apprete à prendre la cigarette demandée.
La salope, voilà le premier mot qui me vint à l' esprit, alors que je l' observe reprendre la cigarette qu' elle me tendait. Mais quelle évidence, nos caractères sont si similaires. Il va falloir changer l' approche et la méthode. Je ne laissais rien paraitre bien entendu sur mon désarroi. Bon inutile de continuer d' avancer masquer avec elle, et jouons franc jeux. Mais il va me falloir avancer avec prudence, le terrain dans lequel je vais m' aventurer est un terrain miné.

Bien Miss Chest...Je dois admettre que je vous ai légèrement sous estimé. Mais vous faites erreur ma chère, je vous ai très bien cerné, plus que nécessaire. N'oubliez pas que j' ai beaucoup plus d' expérience que vous.

La toile que j' avais tissée n' a pas fonctionné, elle échappe donc pour le moment à mon emprise. Ce n'est que partie remise. Manipuler une manipulatrice ? N' était-ce pas le comble du comble ! Mais je prendrai mon temps, son assurance pourrait être sa faille, son tendon d' Achille.
Elle se croit invulnérable, intouchable, il arrivera bien un moment où tu feras un faux pas ma chère, et je ne te louperai pas, sois en sûre.
Et voilà qu' elle remet ça, "délicieuse", ce n'est qu' une cigarette. Mon regard retombe sur les débris de ma pipe, garce, heureusement pour toi, ce n 'est pas une pipe à laquelle j' accordais de la valeur.
Alors qu' elle me tend le cul de sa cigarette, je giffle sa main et fait voler le mégot au loin, il y a des limites à ne pas dépasser.

Il suffit Miss Chest ! Vous outrepassez vos droits. Je vais vous laissez partir, mais croyez bien que ce qui s' est passé cette nuit entre ces murs restera gravé dans ma mémoire. Je vous conseille vivement de ne pas remettre les pieds dans la serre sans mon assentiment. Je vous rappelle de plus que vous n' avez toujours pas obtenu votre diplôme, et le professeur Metellus Aquila a des relations à Poudlard, si peu "honorifique" soit-il. Comprenez qu' il est dans votre intérêt de ne pas vous opposez à moi.

J' insistais lourdement sur cette dernière phrase, mon regard en disait long, mais je ne devais pas non plus m' en faire une ennemie, c' est pourquoi je décidai donc de laisser "la porte" ouverte.



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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Dim 15 Juil - 3:02

Vigilance. Maître mot à présent.
Je dois agir avec la plus grande prudence et la plus grande finesse. A se retrouver face à un miroir, on a tendance à anticiper ses gestes, si je baisse ma garde, je pourrai rapidement me retrouver dans une impasse. Aussi, gardant ma position, j'attends de voir sa réaction, ma main tendue vers lui, un regard plein de défi flanqué dans le sien.
La répercussion de mes actes ne tarde pas à venir et c'est d'un geste désinvolte de la main qu'il balaie la mienne, envoyant la cigarette mourir sur le sol. Encore. Va falloir que j'évite d'en sortir en sa présence dorénavant, ça va commencer à me couter cher. Je laisse mon regard remonter pour le poser de nouveau dans la sien et je ne m'offusque aucunement de son geste, l'ayant plus ou moins pressentie pour ainsi dire.

- Monsieur Aquila, sauf votre respect, l'âge ne fait pas l'expérience. Ce n'est pas parce que je suis encore jeune, que je suis forcément bien moins expérimentée que vous. Dans tous les domaines je rajouterai même...

Et j'illumine mes propos par un sourire narquois. Il ne s'agit que pure provocation, je n'ai aucune idée de l'expérience qu'il peut avoir, j'aime seulement à croire que je peux lui être supérieure. Je m'écarte donc de nouveau et le laisse parler alors que je hausse un sourcil tandis qu'il me propose la liberté. Ravie que je suis, j'en viendrai presque à ne pas écouter la suite de ses mots, mais je reste toutefois vigilante, des fois qu'il viendrait à dire quelque chose qu'il faille à tout prix que j'entende.
Ces des menaces qui suivent. Claires et précises, me mettant en garde de ne plus remettre les pieds dans la serre. Je roule les yeux au ciel sous la remarque. L'innocence des hommes qui pensent encore que lorsque l'on interdit à une femme quelque chose, elle ne va pas se sentir obligée de faire tout le contraire...
Néanmoins, je lui adresse un simple sourire et mime une révérence, provocatrice jouant le jeu dans son intégralité et je me redresse avant de plonger de nouveau mon regard dans le sien.

- Trop aimable. Je ne vous salue pas hein ? Mais sachez toutefois que vos paroles ne sont pas tombées dans l'oreille d'une sourde. Sur ce...

Je me retourne alors et me dirige vers la porte de la serre, sur laquelle je mets une main sur la poignée. Mais je me ravise aussitôt, mon regard se perdant dans la pénombre de la nuit. Il me semble apercevoir une ombre au loin mais je ne suis pas sure. J'ouvre alors doucement la porte et mets un pied à l'extérieur, sentant l'air frais caresser mon visage et un raclement de gorge me fait prendre conscience que la présence se rapproche. Je le reconnais à présent qu'il passe près de la lueur d'une torche et je m'empresse de refermer la porte, me plaquant contre en m'empressant de m'écarter de la porte vitrée afin que l'on ne m'aperçoive pas.
Je le reconnais que trop bien. Il s'agit du directeur de Poudlard lui-même, qui souffre de toute évidence, des mêmes insomnies que tout le corps enseignant. Je comprends mieux le recrutement à présent... Je peste intérieurement de devoir rester planter là et pousse un soupir agacé en relevant le regard vers le professeur.

- Bien... Je pense que je vais rester encore un peu. Je sais que je n'ai plus à mettre les pieds ici, alors prenez cela comme une nouvelle entorse au règlement....

Je me saisis alors de nouveau de mon étui à cigarettes, m'empresse d'en allumer une, que je porte à mes lèvres en jetant un regard distrait à travers la fenêtre. La nuit l'a avalé, impossible de savoir où il se trouve, je vais devoir patienter encore un peu. A mon grand dam.
Je m'appuie contre une des étagère, manquant de renverser les pots qu'elle contient, n'en ayant cure et je replis une jambe contre le bois en rejetant la tête en arrière. Rien que de savoir que je suis contrainte de rester là, à cause d'un foutu vieillard qui ne trouve pas le sommeil, ça ne fait qu'alimenter ma colère. Je prends le temps de fumer ma cigarette dans la plus grande sérénité, laissant filer les minutes sans prononcer le moindre mot et lorsque la chaleur étreint mes doigts, je tapote une dernière fois la cendre sur le sol, me tourne légèrement sur moi-même pour écraser mon mégot dans un pot de fleur, sifflant entre mes dents pour relâcher les dernières volutes de fumée qui embrument mes poumons.
Seul mon regard se relève vers mon "professeur", que je ne considère plus comme tel à l'heure qu'il est.

- Et je suis sure que vous ne pensiez pas qu'elle arriverait aussi vite, hum ?

D'un mouvement de reins, je me déloge de mon emplacement me dirigeant de nouveau vers la porte, mon pied heurtant malencontreusement un pot d'une plante à l'étrange couleur violette, la laissant retomber sur le sol, fracassant la céramique sur le sol. Je siffle un instant en faisant la moue et finit par hausser les épaules.

- Je vous ai dis être maladroite ?

Et j'ouvre la porte.


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Dim 15 Juil - 12:35

C'est la première fois que je fais face à une élève si téméraire, la voilà qui se permet de me faire à présent la leçon sur l' age et l' expérience, mais quel toupet, elle ne manque décidément pas d' air ! Toujours provocatrice, elle continue sachant qu' elle dépasse déjà les bornes, et de loin...une élève face à son professeur tout de même !
Mon regard et mon air agacé en disent assez long pour qu' aucun son ne sorte d' entre mes lèvres alors que je la regarde prendre la direction de la sortie. Si je devais faire un premier bilan de cette rencontre, il ne me serait guère favorable...pour le moment. Oui, je ne pouvais pas en rester là, et je suis bien décidé à avoir le dernier mot ! Je suis un Aquila !
Mais alors que je m' apprete à l' apostropher, je la vois hésiter et même revenir sur ses pas. Etrange, son explication est en plus bidon. Rester dans la serre, elle qui n' avait qu' un seul souhait il y a peu, la quitter dans les meilleurs délais.
De toute évidence, il y a quelqu' un ou quelque chose dehors qui la retient ici...entre mes mains expertes, à ma merci. Le sort me lancait un signe, à n' en point douter, et je compte bien en profiter.

Encore une cigarette, vilaine manie, une fois de plus, alors que j' allais lui dire ma façon de penser, je suis pris de vitesse et mon regard se pose sur ses jambes, si délicates, empechant tout mot de sortir de ma bouche. Diablesse ! Voilà à nouveau ma faiblesse qui fait surface, les batements de mon coeur s' accélèrent légèrement, juste assez pour me procurer une douce euphorie. Je suis à nouveau embarassé, un léger tremblement de ma main alerte mes sens, je n' ai plus idée du temps qui passe alors que j' imagine avec plaisir dans mon esprit le reste de ce corps que ses formes laissent facilement deviner. Je n' entends même pas les mots acerbes qu' elle me lance avant de partir et si je n' avais pas retrouvé mes esprits grâce aux fracas causés par sa chutte, je serais probablement rester là, planté, comme un pantin inerte.

Maladroite ? J' esquisse un léger sourire moqueur, mais non, ce n' est pas fini ma chère, je ceuille deux feuilles rapidement sur ma gauche et me précipite derrière elle en posant une main ferme sur la porte vitrée qui se referme aussitôt.

N' est-ce pas celà que vous êtes venu chercher Miss Chest ? lui dis-je en lui montrant les feuilles d' un dérivé de verveine de ma confection, qui pour être honnète avec vous, endormirait un cheval en rut.

Je plonge à nouveau mon regard dans le sien, la fatigue se fait ressentir, je n' arrive plus à lutter, ma faiblesse ne disparait pas, au contraire, elle s'est développée. Je laisse tomber les feuilles par terre, glisse mon autre main à travers ses cheveux pour la poser tendrement sur son cou. L' inexorable envie de goutter ses lèvres est trop forte, je n' en peux plus, et je m' abandonne à la passion du moment qui berce tout mes sens. Tant pis si nous sommes vus à travers la porte par un insomniaque pervers. Je l' embrasse donc avec un désir puissant et ressère mon étreinte pour la plaquer fermement contre moi. Ressentir la chaleur de son corps, son parfum, mélé aux odeurs des plantes de la serre, a quelque chose d' enivrant, je me laisse donc porter par ce moment que je ne m' accorde plus depuis trop longtemps.

Je m' écarte d' elle après quelques minutes, je ne sais plus quelle attitude adoptée, je suis bien en face de ma meilleur ennemie. Trop proche pour être en parfaite harmonie, mais également pour m' en faire une véritable ennemie. Suis-je donc pris au piège ? Je finis tout de même par trouver une honorable porte de sortie.

Disons que c' est pour le dédomagement des dégâts que vous avez causés...Miss Chest. Nous sommes quittes en quelque sorte...


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Dim 15 Juil - 14:44

Cette soirée est étrange. J'ai comme la désagréable sensation de me retrouver dans un mauvais rêve où l'on avance sans arrêt au ralenti et que l'on ne semble pas maîtriser ses mouvements. Depuis que j'ai mis les pieds ici, certainement les effluves diverses des plantes, quelque chose de curieux me vrille les entrailles. Comme à l'approche d'un mauvais pressentiment, mon instinct se met en alerte et me somme de quitter la pièce le plus rapidement possible.
C'est lorsque j'entrouvre la porte que sa voix résonne et lorsque je m'apprête à me retourner brièvement, c'est une main puissante qui contraint la porte à rester en place, faisant tinter le verre tandis que je me retourne pour capter immédiatement le regard de celui qui me fait face. Ce que j'y vois, m'oblige à froncer les sourcils. Une telle détermination luit dans ses yeux, que j'en viens à déglutir difficilement et mes mains se crispent sur le bois attaqué de la porte alors que je baisse un instant le regard vers les feuilles qu'il me tend. Maigre tentative de diversion mais au combien efficace, puisque je ne vois que trop tard sa main se glisser dans mes cheveux pour terminer sa course derrière ma nuque.
Je tente de me fondre contre la porte, la faisant grincer sous la force que je mets à tenter de me soustraire et déjà ses lèvres happent les miennes alors que j'ouvre grand les yeux, sentant soudainement mon coeur manquer un battement. Son étreinte se raffermit, me délogeant alors du bois de la porte pour me lover contre lui. Je laisse un hoquet s'échapper d'entre mes lèvres, tandis que je les maintiens obstinément fermées et il s'écarte finalement. Et c'est là, que j'ai tout à loisir de constater le trouble qui l'anime et croyez-moi, je m'apprête à revêtir mon plus beau costume.

Il semble quelque peu perdu, comme s'il n'avait pas pu contrôler ses gestes. Les femmes seraient donc son point faible ? Intéressant ça. Très intéressant. Mais attention tout de même, rien ne me dit ce qui se cache sous ce trouble significatif. Il est peut-être en train de couver une bête féroce que j'aurai peine à contenir si jamais je venais à ouvrir la cage.
Toutefois, son geste fort déplacé me laisse pantelante et il n'a fait qu'agrémenter ma colère à son encontre. Je continu de poser sur lui un regard assassin, m'avançant d'un pas menaçant alors qu'il justifie son geste comme étant un "dédommagement" pour les dégâts encourus. Ben voyons ! Et si j'avais brisé une étagère il m'aurait fait apprécier la dureté du sol en m'y allongeant allègrement ? J'avance alors toujours et lorsque j'arrive à proximité de lui, je lui adresse une gifle magistrale, l'obligeant un instant à tourner vivement la tête pour accuser le coup.

- Vous vous octroyez bien des libertés Professeur Aquila. Vous ne doutez que peu de la colère qui m'anime à présent. Bien faible homme que vous êtes...

Je m'écarte de lui et arpente alors les rayonnages, glissant ma main le long des bancs de terre, tandis que je sifflote en jetant par instant quelques regards en coin dans sa direction. Ma main se pose sur un plan de Mandragore, que je caresse du bout des doigts avant de continuer mon avancée et de poser mon dévolu sur quelques carrés de Thym. Je prends soin de les écraser de la main un à un avant de continuer mon exploration, le regard balayant la salle comme si je ne faisais aucunement attention à chacun de mes gestes.
J'arrive rapidement prés des plans de Centaurée, cette plante qui ne pousse que deux fois dans l'année. Elles sont magnifiques, en pleine éclosion mais c'est bête, un geste brusque de ma part et l'intégralité de la récolte se voit rejoindre le sol dans un bruit fracassant. Il va falloir encore attendre six mois avant de pouvoir reconnaître de nouveau leur jolie couleur rose. Quel dommage...

- Quelle déception ! Ma maladresse ne cesse de me jouer des tours. J'estime peut-être que là, nous sommes quittes non ? Hum.. après tout, je pourrai encore continuer de punir votre audace Monsieur le professeur, qu'en dîtes-vous ?

Et j'avance encore quelque peu, me faufilant dans un autre rayon, obligeant mon vis à vis à faire un léger tour sur lui même pour suivre mon avancée, m'apercevant disparaitre derrière les branches d'Origan avant de réapparaitre devant lui, deux rayonnages nous séparant.
Je me penche vers l'avant, calant ma poitrine entre mes bras, mes coudes reposant sur le bois du bac protégeant les pousses de Branchiflore, cette plante on ne peut plus rare, dont les graines coutent une fortune. Du bout de mes ongles, je caresse les chères petites, en délogeant une de son cocon de terre. Une a une, je détache ses feuilles et repose mon regard à travers celui de mon professeur.

- Je t'aime... un peu... beaucoup... à la folie... hum. C'est quoi après déjà ?

Et je me mords la lèvre, un léger sourire narquois se pâmant sur mon visage. Toi, tu vas regretter d'avoir croisé mon chemin...


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Dim 15 Juil - 15:54

Comment prévoir une telle réaction ? Incroyable...Alors que ma main se pose sur ma joue légèrement meurtrie, mon esprit est parcouru par un tas d' images sans liens et mon corps par de multiples sentiments, dont celui de la colère, qui commence à prendre une dimension considérable. Je n' entends qu' à peine les mots qu' elle m' adresse, qui me semblent n' être que murmures venant du plus profond de mes reves.
Elle a osé porter la main sur moi...voilà ce qui prend forme et se traduit par une lueur de rage intense qui traverse mes yeux, jusqu' à en dilater mes pupilles. Tout mes muscles se tendent, quelle humiliation ! La coupe est pleine, pourquoi n' ai-je donc pas mis un martinet dans ma serre ? Mon souhait le plus cher est de l' entendre hurler de douleur à présent, qu' elle s' agenouille et me supplie...Une supplication de sa part, voilà la seule chose qui m' apporterait l' extase. Une pensée de sagesse tente néanmoins de me rendre la raison...n' oublie pas ton avenir Metellus, ne va pas tout gacher alors que l' échiquier de Poudlard est en place, que les pièces sont en mouvements, la partie n' est qu' à ses débuts, le meurtre, les autres faits qui ne sont pas trompeurs, les choses peuvent changer à Poudlard, ne rends donc pas tes ambitions vaines...

J' ai envie de pousser un cri de rage afin d' évacuer cet affront, et j' en oublie presque qu' elle est toujours là, à fouiner et à se jouer de moi. Mais la raison l' emporte sur la colère et je tente de me détendre, je ne laisserai pas cette vipère jouir plus longtemps de cette déconvenue. J' essaie de retrouver un calme parfait et je me retourne pour voir ce que mijotte cette succube tout droit sortie des enfers. Je constate alors tous les méfaits provocateurs...le thym, passe encore, mais les plans de Centaurée ! Quelle ignominie, mes bébés... Je ne trouve pas les mots pour répondre à ses sarcasmes, trop préoccupé que je suis à contenir la rage qui tente de refaire surface. Ma machoire se contracte, on peut même entendre le grincement de mes dents, de ma main j' en viens à tapoter ma baguette, après tout, Poudlard serait-il à un meurtre pres ?
J' évacue cette idée noire aussi rapidement qu' elle a pointé le bout de son nez. Il faut à tout prix que je rende ses actes insipides à mes yeux, ne lui donner aucune satisfaction. Je me contente de la suivre du regard. Ma respiration reprend enfin un cours normal, mon coeur ne s' emballe plus. Je vais te faire courber l' échine harpie !

Les pousses de Branchiflore...la punition sera implacable, la chatiment irrévocable. Bien sûr il n' y a qu' ici que des échantillons en ce qui concerne les plantes les plus précieuces pour l' école. Les élèves n' ont que peu de chance de tenir une de ces espèces entre leurs mains, et elle se permet de les détruire, sous mes yeux...sans compter la gifle...surtout la gifle.
J' arrive à sa hauteur suite à son dernier petit jeu et lui attrappe le poignet sans ménagement. Mais ma voix est étonnamment calme, me surprenant moi-même.

Miss Chest, ne parlez donc pas de ce que vous ignorez au plus profond de votre être, je suis même persuadé que vous seriez incappable de définir ce qu' est réellement l' amour. Ce qui est sûr de plus, c' est qu' on ne risque pas d' en éprouver pour vous, jeune impertinente !
En revanche, je suis certain que vous connaissez la volière et son sol si acceuillant, un lieu qui vous convient à merveille.
Vous allez payer pour vos actes, je prendrai un malin plaisir à vous voir vous rouler dans le guano, vous allez récurer cet endroit jusqu' à ce qu' il n' y ait plus un poil au bout d' un balai. Et ne tentez même pas un chantage avec moi, entre une élève de votre espèce et un professeur dont la réputation de solitaire endurci est avérée, on sait déjà qui on croira. Je n' ai aucun entécédent ici qui plus est, ce qui est loin d' être votre cas. Et le nom de Chest ne vous servira à rien. Vous avez perdu la partie jeune fille. Je vais faire de votre vie un enfer à Poudlard.


Je relache alors son poignet d' un geste plein de dédain. Dommage qu' elle ai poussé trop loin les limites, mais il est hors de question que je perde la face. Mélange de mépris et d' attirance, quelle horreur, c' était bien la première fois que j' éprouvais ça.


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Dim 15 Juil - 16:36

Entendez-vous le son on ne peut plus mélodieux de ses dents qui crissent les unes contre les autres ? De ses muscles qui claquent sous sa peau à essayer de contenir la rage qui le caractérise à présent ? Le son rauque de son souffle qui s'échappe de ses poumons en une vaine tentative de calmer sa fureur et certainement l'envie irrépressible qui le hante de bien vouloir se saisir de sa baguette pour m'adresser un sortilège en bonne et due forme ? Moi, tout cela, je l'entends plus que parfaitement et ces simples sons suffisent à ravir la finesse de mon ouïe.
La faible et tendre branchiflore termine sa triste vie alors que je viens d'arracher sa dernière feuille et alors que je m'apprête à m'en saisir d'une nouvelle, il gravit l'espace qui nous sépare dans une vitesse somme toute impressionnante pour son gabarit, se saisissant fermement de mon poignet pour me contraindre à lâcher prise. Ce que je fais dans l'immédiat, mon regard rongeant le sien, me gorgeant de cette colère qui m'est alors destinée. Plus que justifiée la colère et on ne peut plus savoureuse qui plus est.

Ses mots se déversent comme une pluie glaciale et faute de me faire frissonner, ils ne font que m'amuser. Jeune impertinente par ci, punition par là, bref les sempiternelles palabres qui alimentent mon quotidien. J'en viendrai presque à les prévoir avant même qu'elles ne franchissent la barrière des lèvres de tous mes professeurs. Elles sont tellement communes. Ils sont tous tellement similaires entre eux que ça en deviendrait presque navrant. Mais que voulez-vous, l'éducation de nos jours, ce n'est plus ce que c'était.
Il relâche ma main d'un geste méprisant, comme si le simple contact de ma peau suffisait à brûler la sienne et je m'écarte de quelques pas, un sourcil arqué, un sourire provoquant sur les lèvres qui tenterait à dire "Cause toujours mon grand, tu m'intéresses."

- Quelle originalité ! Je suis bluffée par votre imagination débordante Professeur Aquila. Je suppose que je n'aurai nul droit d'utiliser la magie et tout le reste c'est cela ? - je pousse un soupir - Comptez là-dessus et vous pouvez toujours m'y attendre dans votre volière. Les punitions, j'en ai écopé d'un bon paquet de fois et croyez-moi, mes pieds n'ont pas eu souvent à fouler leurs sols.

Et c'est vrai. Si j'ai du apparaitre lors de mes punitions une ou deux fois, c'est déjà un grand maximum. Le reste du temps, il m'a suffit d'ignorer copieusement la remarque et la punition est rapidement tombée dans l'oubli. Mes connaissances dans l'établissement sont telles, que ce n'est pas un vulgaire petit professeur qui me dictera ma conduite. Je saurai contrer chacune de ses réprimandes. Avec brio qui plus est.

Je lui tourne alors le dos, et me dirige vers un pan de culture vide de toutes plantes et je grimpe dessus d'un saut leste, avant de croiser mes jambes, prenant appui sur mes bras derrière mon dos. L'audace me pousserait presque à allumer une nouvelle cigarette, mais j'estime avoir suffisamment sali mes poumons pour l'heure. Ce que je ne trouve pas avoir suffisamment sali par contre, c'est sa petite personne. Aussi, je bats lentement l'air de mon pied en suspend au dessus de mon tibia et je penche légèrement la tête en mimant une moue timide.

- De l'amour ? Mais qui parle d'amour ? Je ne cherche aucunement à inspirer ce sentiment dessué en vous. Et sachez que je suis déjà suffisamment bien loti de ce côté là. Contre toute attente. Vous ne savez rien de ceux qui animent mon coeur ou mes pensées. Ce n'est pas parce que je suis une véritable garce, que l'on apprécie pas ma compagnie. Bien au contraire...

Et je pense à une personne toute particulière en disant cela. Personne qui me semble bien loin depuis ces longs mois d'absence pendant lesquels il ne me donne pas signe de vie. Il est peut-être mort... D'ailleurs, j'en viens à me mordiller la lèvre en imaginant certaines choses, avant de reposer mon regard sur le charmant professeur. Oui, avouons le toutefois. Il a beau être diablement con, il n'en reste pas moins extrêmement magnifique. Au moins une qualité sur sa petite personne. Et rien que le fait de me l'avouer à moi-même, je sens que mon cerveau m'envoie une décharge punitive à travers tout le corps.
Le voir là, rongé par sa colère qu'il tente de contenir, j'estime que la serre a suffisamment connue de dégâts, mais sur lui, ça ne sera jamais suffisant. Je laisse donc mon regard glisser le long de son corps, le détaillant sans scrupule aucun et remonte rapidement jusqu'à son regard, que je chope de nouveau, constatant toujours de la noirceur qui l'anime. Je rejette la tête en arrière un instant tout en laissant un léger rire s'échapper du fond de ma gorge et je décroise mes jambes lentement, pour les croiser de nouveau dans l'autre sens, mon pied pointant dans sa direction.

- Vos mains tremblent... Manque de nicotine peut-être ? - mon regard se fait défiant, mon sourire s'élargit - avouez-le, je vous agace autant que je vous excite pas vrai ? Une telle confrontation entre deux personnes à forte tête, ça ne peut que réveiller de vieux démons. Dans votre cas, bien plus vieux que moi... j'avoue.

Et c'est un nouveau rire qui s'échappe de ma gorge alors que je plonge mon regard au plafond en poussant un soupir d'aise. Il peut bien me demander de récurer toutes les salles du château, chose que je ne ferai pas, c'est moi qui gagne.


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Dim 15 Juil - 17:44

Il fallait bien avouer que trouver un moyen de la contraindre à nager dans le guano ne serait pas chose aisée. En parler au Directeur ? Quel aveu de faiblesse de ma part, hors de question. Mais la voir faire la maline sous mon nez, se dandiner comme la reine d' un soir m' éxaspérait. Le Poudlard de mon enfance n' était pas comme ça, j' avais toujours respecté mes professeurs...enfin, j' avoue que j' étais déjà un conspirateur de haut vol. Disons que je me débrouillais toujours pour que quelqu' un d' autre porte le chapeau à ma place. Mais j' avais des limites, elle ne semble pas connaitre l' éxistence de ce mot. La maltraiter, non, cela n' était pas dans ma nature, j' exécre même la violence gratuite. Alors que faire ? J' ignorai soigneusement son effronterie consistant à refuser la punition ouvertement. Mais quelle teigne !

Je la suis du regard alors qu' elle me tourne le dos, sans manquer d' admirer son chatoyant fessier. Ô rage et désespoir alors qu' elle prend place croisant les jambes, laissant dominer son admirable poitrine. J' essaie de chasser ces idées lubriques de mon esprit. Je sens monter en moi une certaine concupiscence, mais le souvenir de la gifle et la triste vue de mes bébés centaurées me facilitent la tâche pour écraser ces désirs montants, enfin presque...En revanche, sa tirade sur l' amour et sa moue faussement timide ont tôt fait de faire disparaitre tout désir charnel.

Vous ? Bien loti en amour, Miss Chest ? J' en suis fort aise...avec un mangemort ? Je ne vois pas qui d' autre pourrait apprécier votre compagnie...et éprouver de l' amour...à votre égard.

Un sourire moqueur déforme légèrement mon visage et pour courroner le tout, je lève ensuite les yeux aux plafonds en haussant les épaules. Et voilà que l' enchainement de cette soirée retraverse mon esprit, comme pour me rappeller que la situation m' a échappée. Je repose sur elle un regard glacial et sombre, alors qu' elle me dévisage étrangement et que son regard replonge finalement dans le mien.
Son rire me glace d' effroi le temps d' une demie seconde. J' ai en face de moi un vrai fauve aussi dangereux qu' excitant.
Ses dires me laissent songeur, elle touche dans le mille, mais elle m' agace et m' horripile. Mais j' ai tant à espérer de l' avenir, ce n' est pas elle qui fera obstacle à tout mes projets. Elle rit à nouveau, je lui enfoncerai bien de l' aconit dans la gorge, mais ce serait un peu comme me tuer moi-même. J' admets donc l' irréfutable vérité, elle est pour moi comme une rose, beauté et parfum délicieux mélés, mais couverts d' épines, mortellement dangereuses...Je n' en laisserai rien paraitre.

Tremblements ? Votre vue se brouille mon enfant, je n' ai jamais été aussi calme. Vous avez une bien haute estime de vous même Miss Chest. Désolé d' ébranler votre amour propre, mais vous n' êtes pas vraiment mon genre, ni mon style de femme -en avais-je un ?- . Forte tête je vous l' accorde de bonne graces, c' est un fait indéniable.

J' avançais vers elle pour m' arreter entre ses jambes que j' écartais délicatement au passage, j' avais menti, comme un enfant qui nie avoir mangé le chocolat alors qu' il en a sur les joues et le front. Je passais une main sur ma barbe naissante, et contemplais la beauté qui me faisait face. A nouveau partagé entre l' envie de lui décocher une claque d' une main ferme et l' envie de regoutter ses pulpeuses lèvres provoquantes. Mais je ne fis ni l' un l' autre. Le déchirement devenait une atroce douleur dans mon esprit, et je reculais finalement de quelques pas. J' allais vers une armoire et j' attrapai une petite boite. Je lui fis de nouveau face.

Voyez cette petite araignée Miss Chest ? Une seul morsure et c' est la mort assurée...Et bien j' éprouve plus de sympathie pour elle que pour vous...


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Dim 15 Juil - 18:34

C'est chose aisée que de remettre en cause le fait que l'on puisse tomber amoureux de moi. Certes, mes formes et ma plastique parfaite me confèrent le droit d'attirer tous les regards et alimentent sans conteste le désir chez le plus offrant, mais entre le désir et l'amour, il y a une bien grande différence. C'est à n'en pas douter.
Et pourtant, c'est bien le cas. Grattez un peu cette couche d'arrogance, de provocation et d'insolence qui font ma carapace et vous êtes susceptibles, après de longues heures de recherche de tomber sur une perle rare qui saura vous ravir dans bien des domaines. Hélas pour ces chers messieurs, rares sont ceux à avoir eu "les couilles" d'aller plus avant dans le personnage que je suis afin de trouver cette petite partie de moi-même qui les ravirait au plus haut point. Et c'est tant mieux ! Il ne faudrait pas que l'on vienne à faire courir la rumeur que j'ai un coeur sous toute cette condescendance tout de même.
De plus, si je dois laisser transparaître cette partie de moi, il faut déjà que j'ai su moi aussi être marquée d'un certain intérêt. Sans cela, vous pouvez toujours tenter quoi que ce soit, jamais vous ne serez susceptible de voir ce qui pourrait vous faire tomber amoureux de moi.

- Croyez donc ce que vous voulez, mais sachez que les personnes en question n'ont pas eu à s'en plaindre. Mais vous être bien trop aveuglé par votre colère pour voir quoi que ce soit d'appréciable chez moi. Si ce n'est mon corps parce que même si vous vous échinez à dire le contraire pour ne pas perdre la face, je sais très bien que c'est le cas...

Présomptueux de ma part, je le sais mais n'est-ce pas la vérité pourtant ? Et justement, il semble contredire lui-même ses mots en se rapprochant dangereusement de moi alors que je commence à me redresser pour parer à l'éventualité d'une quelconque entourloupe et lorsqu'il se place entre mes jambes, je me contente juste de suivre scrupuleusement ses gestes. Je reste patiente, comme une lionne patientant que le zèbre tombe dans son piège pour lui tomber dessus sans crier garde. Ne suis-je pas un appât de choix ? Aventures toi plus loin mon grand et tu vas le sentir passer...

Comme si son esprit venait de lui hurler mes propres pensées, il se recule de quelques pas, se plaçant dés lors hors de la portée de mon adorable pied, qui aurait pris un malin plaisir à venir se loger sous son plexus solaire, pour l'écarter de ma personne. Mais avec douceur, chose qui ne m'est pas propre, comme il l'a fait lorsqu'il s'est approché de moi. Rien n'est plus dangereux que quelqu'un qui effectue quelques gestes envers vous avec toute la douceur du monde mais qui vous mire avec une telle haine, que vous ne pouvez que vous attendre à de cuisantes retombées.
Il ouvre alors une armoire, me tournant le dos, me laissant tout à loisir de le regarder sous cette autre facette pour la première fois et lorsqu'il me fait face, je fronce les sourcils. Il y a bien longtemps déjà, j'aurai littéralement sauté au plafond à la seule vue de cette bestiole dans cette boite mais aujourd'hui, j'ai su remplacer cette peur panique par une toute autre. Néanmoins, je n'irai pas jusqu'à la cajoler tendrement en lui donnant quelques affectueux petits noms et mon regard se fait menaçant.

- Et bien, si vous lui témoignez autant de sympathie, pourquoi ne pas en faire votre seule amie ? Avec un peu de chance, elle vous prouverait son amour en plantant ses petites dents dans votre jugulaire. Je serais forte aise d'assister à la représentation, si vous le voulez bien.

Je n'en mène pas large toutefois, même si mes mots tentent à paraitre le contraire. Du moment qu'il ne l'approche pas de moi, tout se passera pour le mieux.
Mes jambes alors desserrées l'une de l'autre se plaquent l'une contre l'autre et je balance mes pieds dans le vide en ne quittant pas la boite des yeux. Quelle horrible bestiole, elle me donne froid dans le dos. Je détache alors mon regard de cette ignominie et saute de mon perchoir, poussant l'audace jusqu'à passer près de lui, prenant soin de le repousser légèrement d'une main sur le torse - geste parfaitement calculé sachant très bien ce qu'il provoquera chez lui - et mets le nez dans ses petits flacons.
Je suis curieuse, ça me perdra un jour, ouvrez donc une armoire et vous pouvez être sur que j'irai fouiner dedans. Aussi, mon regard balaie rapidement son contenu, mes mains se faisant impatiente d'y trouver refuge mais ce n'est que lorsque je vois une petite fiole sur laquelle est écrit "Insecticides puissant" que je pose ma main dessus, la tendant à mon "professeur."

- Tenez, essayez donc ça sur elle, histoire de renforcer vos liens...

Et l'ignorant de nouveau, je remets le museau dans l'étagère, me penchant légèrement vers l'avant pour pouvoir jeter un oeil sur l'étagère du bas. Quelle idiotie que noter pareille chose sur une boite, certes cadenassée, mais tout de même. Je m'explique, je viens de prendre une boite entre mes mains, sur laquelle est scrupuleusement écrit "Fragile et personnel." Je me redresse, repasse à proximité de ce cher professeur, cachant dans l'angle de ma hanche mon petit trésor et saute de nouveau sur l'étal de plantes.
Je pose alors la boite sur mes genoux et joue à crocheter la serrure de mes ongles, sans chercher à l'ouvrir de cette manière bien sur, je ne suis pas idiote.

-Des secrets Monsieur Aquila ?

Et c'est un sourire sournois qui se dessine sur mon visage tandis que je m'appuis de nouveau d'une main derrière mon dos, tandis que je tends ma main de libre vers le plafond, sentant l'air caresser mon ventre, la petite boite entre mes doigts, que je fais tenir en équilibre entre mes phalanges, mon regard déviant sur mon vis à vis.


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Dim 15 Juil - 21:42

Je tenais cette bestiole en sainte horreur, c' est pourquoi elle ne quittait jamais sa petite boite exigue. Mais je sentais poindre en moi des prémices de satisfaction alors que j' apercevais un certain dégout dans le regard de cette charmante miss Chest. J' observais le petit monstre à huit pattes gambader dans le peu d' espace dont elle disposait, surement à la recherche de petites sauterelles qu' elle affectionnait, que je lui donnais, et de la vue de la lumière naturelle qu' elle avait rarement l' occasion de profiter. Ces propos m' amusaient, ne t' en fais pas ma chérie, tu vas bien assister à une de mes représentations, celle de mon avènement. Et je te ferai l' honneur de te placer au premier rang. Quel plaisir de l' observer se tortiller sur place, la voilà enfin mal à l' aise.

Elle finit par quitter sa place, elle fait mine de s' approcher de la chose qui la rebute, j' ai l' impression de me voir, dans la difficulté, elle tente de garder la maitrise et de masquer sa gène...quelle jouissance...Je sens à peine sa main se plaquer contre mon torse pour me repousser, non pas que cela ne me fasse plus d' effet, le moindre contact avec elle accélère quelques battements de mon coeur, mais bien parce que je suis trop heureux de la mettre dans une sitution qu' elle gère avec beaucoup moins d' aisance.
Je n' apprécie guère qu' elle mette son nez dans mon armoire personnelle, mais je tarde à réagir, toujours envahit par un sentiment victorieux. Je lui jette un mauvais regard alors que je prends rapidement de ses mains la petite fiole qu' elle me tend.

Ne rajoutez pas l' imprudence à l' impudence Miss Chest, il n' y a rien pour vous dans cette armoire et beaucoup de produits sont dangeureux.

Je pose rapidement le bocal et la fiole en prenant soin de trouver une zone sécurisée, si cette araignée venait à s' échapper, le Directeur ne me le pardonnerait jamais, déjà que j' avais eu du mal à obtenir son accord pour certaines "activités" annexes. Et évidemment, quand je me retourne pour sortir cette petite idiote de l' armoire, elle m'offre gracieusement sa région fessière des plus rebondi...Mais c' est pas vrai...Heureusement, elle ne m'offre pas trop longtemps ce majestueux spectacle et sort son nez de l' armoire. Lachant un bref soupir de soulagement, je ne m' aperçois pas que la garce n' est pas repartie les mains vides. Son attitude aurait pourtant du me mettre la puce à l' oreille.

Lorsque j' aperçois la petite boite sur ses genoux, c' est à mon tour de mimer l' indifférence. Heureusement, le cadenas est solide, mais savoir ce coffret entre ses mains, à elle, est une sensation de pure angoisse. Des secrets...bien plus que des secrets...

Rendez-moi cette boite immédiatement Miss Chest...Je ne plaisante plus.

Je ne vais pas laisser longtemps ce sourire illuminer son visage, elle continue à jouer, mais je ne serai pas son jouet, pas folle la guèpe. Me gardant bien de montrer toute inquiétude, je me dirige lentement vers elle.
Je me glisse à nouveau lentement entre ses jambes, écartant la main qui tenait mon coffret entre ses phalanges, comme si ce n' était pas l' objet que je convoitais. Je rabaissais son autre bras pour le plaquer contre la table. Mes lèvres vinrent effleurées les siennes, je viens sentir son odeur au niveau de son cou pour aller vers le lobe de son oreille et mon autre main vient caresser ses cheveux.

Miss Chest, nous pourrions partager tellement, si vous saviez, vous me croyez tomber sous votre charme, et bien moi, je sais bien que je ne vous suis pas non plus indifférent...

Et alors que je fais mine de vouloir l' embrasser, je m' écarte subitement, en prenant bien soin de récupérer mon coffret.

Je pourrais perdre ma place Miss Chest...Vous ne souhaiteriez pas ça, voyons...Nous qui commençons seulement à nous amuser.

Je glisse le coffret dans ma poche, lachant un grand soupir de soulagement, puis je range soigneusement la petite boite de l' arachnide ainsi que la fiole.


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Lun 16 Juil - 1:19

Pas content le petit monsieur. Voilà qu'il me somme de lui rendre sa petite boite. Le contraire aurait été étonnant en même temps. Elle n'aurait pas été aussi précieuse, il ne l'aurait pas caché dans le fond de cette armoire. Bon certes, la petite étiquette pousse forcément à vouloir s'en saisir afin d'en connaitre tous ses secrets, ce n'est pas forcément très malin, mais après tout, on ne va pas lui en demander trop n'est-ce pas ?
En attendant, je suis presque satisfaite de mon coup, même si je prévois aisément un réaction on ne plus proportionnée à la teneur de mes actes. Je tente d'ailleurs de m'y préparer mentalement. Mais ce n'est que lorsqu'il se rapproche, se plaçant de nouveau entre mes jambes qu'il écarte doucement, que j'imprime un nouveau mouvement de recul, cambrant mon corps vers l'arrière légèrement.
Ce que je peux détester quand il agit comme ça ! Avec un calme à toute épreuve, jouant de douceur alors que je sais qu'il bout intérieurement, je ne sais pas comment anticiper ses gestes et pour être honnête, je suis quelque déstabilisée. D'une main sur mon épaule, il me contraint à m'allonger, bien que je tente de garder ma position, je finis par laisser mon dos heurter doucement la table, son visage se trouvant dés lors proche du mien. Trop proche. Je peux sentir sa respiration se mêler à la mienne et de nouveau, j'en viens à avaler difficilement ma salive, mon regard se plantant dans le sien. Si une étrange raideur ne m'enveloppait pas les bras, je le giflerai de nouveau, mais mon corps semble comme paralysé tant je redoute chacune de ses réactions dans cette proximité bien trop dangereuse. Si ce n'est pas moi qui la provoque, je ne sais que rarement comment contrer ses effets dévastateurs.

Ses lèvres effleurent alors les miennes, je laisse échapper un soupir agacé et ses mots sifflent à mon oreille, un frisson me parcourant l'échine. Ce ton à la fois menaçant et duquel s'échappe un plaisir malsain, il me vrille les entrailles. Je serre les dents si fort que l'on pourrait les entendre crisser à l'autre bout de la pièce et pourtant, je ne bouge pas, cette foutue angoisse m'empêchant d'émettre le moindre mouvement. Même ma gorge semble nouée.
Il ne me laisse pas indifférente ? Comment peut-il juger de ça ? Après tout, peut-être que je ne joue qu'un jeu ? Profitant d'avoir remarqué sa faiblesse pour en abuser outrageusement ? Mais ça, il ne le saura probablement jamais. Pourquoi dévoiler mon jeu alors que je suis si bien partie pour le mener d'une main de maitre ?
Il se relève alors et glisse le coffret dans sa poche avant de s'écarter. Je reste un instant allongée, les sourcils froncés, agacée au plus haut point d'avoir pu ne serait-ce que quelques secondes, lui laisser cette emprise sur moi. Il faut que je reprenne le contrôle immédiatement ou les choses pourraient mal finir. Alors, je me redresse d'un geste leste avant de remettre les deux pieds par terre. Je fixe un instant le sol, avant de relever un regard noir vers le professeur, mes canines mordillant ma lèvre inférieure.

- Ne vous accordez pas autant d'importance Professeur. Je n'ai pas pour habitude de taper dans la gériatrie. J'aurai bien trop peur que votre pauvre coeur ne tienne pas la cadence.

Et je m'avance alors d'une démarche féline, m'arrêtant lorsque je me trouve suffisamment proche de lui qu'il faille presque que je relève la tête pour capter son regard et je me radoucie légèrement, mon sourire se dissipant dans une sorte de rictus qui tente à cacher le rire que je maintiens au fond de ma gorge.
Je pose alors une main légère sur son torse, faisant mine d'y ôter un débris quelconque et je remonte mes doigts telle une petite araignée, avant d'en poser un sur ses lèvres, comme pour lui intimer de se taire, tandis que ma seconde main se glisse alors timidement vers l'ourlet de sa veste, subtilisant le coffret en bois délicatement avant de m'écarter le plus rapidement possible.

- Que vous perdiez votre poste, en quoi la chose m'importerait ? Après tout, nous ne nous connaissons à peine...

Et c'est d'un sourire narquois que je me saisis de ma baguette que je pointe sur le petit écrin de bois, faisant sauter le cadenas dans un cliquetis. Je fronce les sourcils. Cette foutue boite dispose d'un sortilège bien plus puissant que je ne pensais. Je fais claquer ma langue contre mon palet et essaie de nouveau, tentant de me remémorer mes cours d'enchantements.
J'entrouvre légèrement la bouche, certaine d'y arriver à force d'essai, ma curiosité prenant le pas sur ma vigilance.


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Lun 16 Juil - 12:12

De l' importance, j' en prendrai en temps voulu, et j' ai déjà hate de voir ses futures réactions à ce sujet. Elle devrait pourtant savoir que si il y a bien un lieu où l' inattendu et les mystères règnent en maitre, c' est bien à Poudlard.
Tout en la regardant avancer vers moi, et repartir à l' assaut avec son air aguicheur, je me rends compte à quel point je dois me méfier.
Fais-je fausse route ? Se joue t-elle totalement de moi ? Après tout, elle m' a tout de même gifler après que je l' ai embrassé. Ma faiblesse aurait pu me couter plus cher, Miss Chest aurait pu se mettre à hurler...Mais heureusement pour moi, elle est beaucoup plus orgueilleuse...En fin de compte sa gifle était méritée, c' est seulement que c' est en fait la première fois que j' essuie un refus de la sorte. Perdu dans mes pensées, alors que mon regard dévore cette créature diabolique, je sens sa main remontée faisant renaitre chez moi cette satanée concupiscence...et bien sûr, je ne porte pas attention à son autre main et au but précis de cet acte...

Les deux coups sonnés par le grand clocher me sortent d' une certaine torpeur alors qu' elle s' écarte de moi en possession de mon coffret. Mais comment puis-je être aussi bête autant de fois d' affilée en si peu de temps, une fois de plus, elle a adopté la même façon d' agir que moi, la danse que nous menons bat son plein désormais et c' est bien à celui qui tribuchera le premier. Et justement, quand je m' apprête à lui répondre sur le peu de considération qu' elle me témoigne, je la vois commettre son premier impair. Toute concentrée qu' elle est à tenter d' ouvrir mon coffret par enchantement, elle a abandonné toute vigilance.

Et bien Miss Chest, vous devriez réviser vos enchantemants et vos sorts plutôt que de fouiner dans la serre à des heures indues !

Sortant ma baguette, je la pointe sur mon coffret et crie - Evanesco ! - faisant disparaitre instantanément le coffret de sa main.

Je pointe ensuite ma baguette sur elle, hésitant, car l' envie est grande, après tout, si je ne peux pas la considérer comme une potentielle alliée, pourquoi ne pas...Mais non, trop dangereux, les règles et les lois de Poudlard sont strictes, et camoufler un meurtre dans l' enceinte même du chateau ou dans ses proches environs n' est pas chose aisée...Je prefère m' amuser un peu, chacun son tour après tout.

Et bien Miss Chest, que vais-je bien pouvoir faire de vous ?

Une lueur mauvaise dans les yeux, je tourne autour d' elle, me délectant de cette situation de domination, faisant tournoyer ma baguette, qui était parcourue par moment de brefs arc électriques de couleur bleutée, toujours dans sa direction.


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Lun 16 Juil - 13:08

Cette foutue boite, décidément, elle m'accorde bien trop de résistance. Ce qu'elle doit cacher doit certainement être bien plus important que je ne le pensais, ce qui pousse d'autant plus ma curiosité à s'étendre et je meure d'envie de savoir ce qu'elle contient. Je ne fais que brièvement attention à ce qu'il dit et me contente juste de relever vers lui un regard noir avant de siffler entre mes dents, me remettant immédiatement à la tâche.
Erreur de débutant, vigilance amenuisée, le petit coffret disparait d'entre mes mains alors que je tape du pied comme une gamine capricieuse. Celle-là Clow, tu l'as pas volé mais néanmoins, malgré la déception de me voir ainsi refusé mon jouet, je n'en suis pas au point agacée pour me mettre à bouder. Je reste les bras le long du corps, à le regarder tournoyer autour de moi, me pointant sa baguette allègrement dessus, posant la sempiternelle question du "Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire d'elle, maintenant que je la tiens sous mon joug". Un sourire en coin se dessine sur mon visage alors qu'il se tient maintenant dans mon dos. Amateur...

Lorsqu'on est un bon duelliste et que l'on a eu comme moi deux professeurs de la trempe de mes frères, on apprend certaines choses plus ou moins importantes. La première, toujours attaquer le premier. Bon là, je le conçois, j'ai raté mon coup. La surprise, c'est moi qui la prend en pleine face mais alors qu'il joue les prédateurs, il oublie un détail de taille, que je vais me charger copieusement de lui rappeler. Ce qui m'en vient au second point. L'effet de surprise dépassé, si l'on veut rester maître de la situation, il faut désarmer dans l'immédiat son adversaire et il semblerait que ce que je cache dans le prolongement de mon bras, bien logé contre les pans de ma jupe, ce n'est autre que ma baguette n'est-ce pas ? Je n'ai même pas besoin de m'en saisir rapidement puisque je l'ai déjà en main et il a pu aisément le constater puisque je m'en suis servie pour tenter d'ouvrir son maudit coffret.
Je la tapote donc sur ma cuisse avant de la pencher légèrement vers l'arrière et de prononcer un "jambencoton". Je ne me retourne pas dans l'immédiat, élargit mon sourire et lentement, je lui fais face, constatant que ses petites fesses ont rejointes durement le sol de la serre. J'avance alors vers lui, dégage sa baguette d'un geste leste du pied, l'envoyant se loger sous une table à proximité, hors de portée de son propriétaire et reste debout entre ses jambes à le toiser de haut.

- Vous disiez Professeur ? Faire quelque chose de moi ? Quel dommage que vous pensiez que je sois aussi naïve...

Je m'agenouille devant lui et tapote le bout de ma baguette sur sa chaussure quelques instants, mon regard flanqué dans le sien dans lequel il peut voir toute la détermination qui m'anime et la joie incommensurable de le voir ainsi à mes pieds. Je ne suis pas assez stupide pour lancer à son adresse un sortilège offensif alors qu'il est sans défense, après tout il n'est pas si menaçant que ça, là, docile sur le sol. Il en serait presque attendrissant. Ah oui, et aussi, c'est un professeur. C'est peut-être pour cela que je ne joue pas à découper allègrement sa peau, savourant de l'entendre crier sa reddition, même si j'avoue que j'en crève d'envie.
Je me redresse légèrement, écarte ses jambes de mes pieds afin de pouvoir m'avancer plus prudemment tout en évitant qu'il ne se serve d'un des siens pour me faire perdre l'équilibre, lorsqu'il en aura retrouvé l'usage. Ce sortilège ne dure pas longtemps et ne paralyse que le bas du corps quelques maigres minutes, ce n'était pas le but de le contraindre à l'immobilité tout du long, c'était surtout pour lui montrer comme il était aisé pour moi, de renverser la vapeur.
Je laisse mon regard se promener sur son corps ainsi allongé, savourant encore plus le regard amer qu'il me lance et lorsque mes pieds heurtent ses cuisses, je les enjambe pour le surplomber ainsi de toute la hauteur, mes pieds contre ses hanches.

- Il me semblait vous avoir dit que j'étais maladroite, mais j'ai peut être omis de dire que je suis bien plus vicieuse que vous ne pouvez vous-mêmes l'imaginer. De plus, je trouve que cette place à mes pieds vous sied à merveille.

Je place ma main en coupe contre ma bouche, me penchant légèrement vers lui comme si je m'apprêtais à lui dire un secret, tout en conservant ma stature.

- Mais je vous promets, je ne le dirai à personne.

Et s'en suis un clin d'oeil avant que je n'éclate de rire, les mains sur les hanches, comme dans les mauvais films moldus où le grand méchant fait preuve de toute sa suprématie.


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Metellus Aquila


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Lun 16 Juil - 15:01

Comme cette situation était jouissive, la voir immobile, à ma merci, beaucoup d' idée saugrenues trottaient dans mon esprit. En passant derrière elle, je ne manquai pas une fois de plus d' admirer ce que vous savez. Mais mes aptitudes moyennes en techniques de combat allaient me conduire à perdre une fois de plus le contrôle de la situation. J' étais bien trop porté par l' euphorie du moment que par le souci de savoir ce qu' elle pourrait tenter pour se défaire de mon emprise. Comment pouvais-je croire qu' elle resterait sans réaction, elle qui était aussi attirée que moi par la domination et le plaisir qu' elle pouvait provoquer. Combien de temps pouvait-elle accepter cette situation ? La réponse: très peu, bien entendu.
Aussitôt dit, aussitôt fait, je sentis mon corps se transir, j' avais l' impression d' avoir perdu mes jambes. La chutte fut brutale à cause de la surprise. Epouvanté par le renversement de la situation, j' essaie désespérément de lancer un sort, mais avant d' avoir choisi lequel, elle est déjà à mes côtés et fait voler ma baguette de son pied, me la rendant désormais inaccessible. Je me maudis avec véhémence et je supporte très mal la situation. Elle me nargue et s' agenouille devant moi, mais ce n' est pas de cette manière que je souhaitais assister à ce spectacle. Misère et damnation, me voilà pris au piège, sans possible réaction.

Quel dommage, oh oui, ça elle peut le dire, je suis pour le moment fait comme un rat. Le tapotement de sa baguette sur ma chaussure me rend dingue, et c' est avec une extreme concentration que j' arrive à contenir une panique grandissante.
Quelle abomination pour moi de la voir savourer ce moment alors qu' il y a peu, c' est moi qui criait victoire. Elle est là, toujours aussi provocante, et le plus insupportable c' est que j' en arrive encore à ressentir du désir. Mais qu' est-ce qui m' arrive ?! Ce n' est pas la seule étudiante qu' on aimerait avec plaisir emmener dans sa couche pourtant. Il y a en elle quelque chose en plus, notre trop grande similitude surement, la passion en est que plus forte, une irascible envie de goutter seul la victoire...
Mais je ne peux pas vivre ce moment davantage, c' en est bien plus que je ne peux supporter.

Miss Chest, ma place n' est certainement pas à vos pieds, garce ! Je vous ferai payer cet affront...

Je m'interromps...Je sens une sensibilité revenir à travers mes jambes, parfait, faisons comme si de rien n' était. Tant pis pour ma baguette, c' est par la force physique que je devrais me sortir de là. J' écoute sa promesse, sans vraiment y croire, ce qui ne fait qu' accroitre la rage qui bout dans mes entrailles. Je déplace discretement mes bras, à peine, afin de pouvoir me relever rapidement le moment venu. Son clin d' oeil méprisant et l' éclat de son rire sont pour moi le signal de la révolte.

Je prends alors appui sur mes coudes et joue du bassin pour litérallement me coller à elle entourant le bas de son dos de mes bras, et collant ma tête contre son ventre afin de lui faire perdre l' équilibre en l' emmenant de tout mon poid sur le côté. Tous les deux à terre, j' éprouve une telle animosité que j' attrappe son poignet et ressère mon emprise jusqu' à qu' elle lâche sa baguette. une fois tombée au sol, je la fais rouler au loin de mon autre main. Je la sens se débattre mais je suis trop animé par l' esprit de vengeance pour en rester là.
Maintenant toujours son poignet, je fais en sorte de la plaquer dos au sol en posant mon autre avant bras sur son épaule. Je remonte mes genoux sur son bassin et dépose mon auguste fessier sur ses cuisses. Puis je parfais ma prise en glissant mon avant bras afin d' attrapper le sien de façon à ce qu' elle ne puisse plus faire le moindre mouvement. Haletant, transpirant, je reprends un peu mon souffle le temps d' une demie seconde, mon regard plongeant dans le sien. Je serais bien inccapable de pouvoir dire ce qu' elle ressent, et je ne préfère pas.
Dans un état à la limite de la frénésie, je m' approche de son oreille pour lui glisser un léger murmure,

La partie est finie Miss Chest, échec et mat. Admettez que vous avez perdu cette manche, la bataille n' en restera pas finie pour autant.

Je lachais un petit rire sadique et avant de me relever, je lui mordis le lobe de l' oreille au sang, histoire de lui laisser un petit souvenir.
Je lachais prise rapidement afin de pouvoir prendre mes distances, car j' étais certain qu' elle était proche de l' explosion. Je décidai donc de mettre un point final par une marque de dédain bien appuyé en lui tournant le dos pour me diriger vers l' endroit où ma baguette avait atterri.

Il se fait tard Miss Chest, rentrez donc avant de vous faire gronder.

Je ne pu alors m' empêcher de laisser échapper un éclat de rire sardonique.


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Clow Chest


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Lun 16 Juil - 20:09

La vue est on ne peut plus ravissante. Chaque homme devrait avoir sa place aux pieds des femmes, il ne devrait en être autrement. Avouez tout de même qu'il n'y a rien de plus jouissif que de servir une femme n'est-ce pas ? Certes, l'ego en prend un coup, mais derrière toute cette mauvaise foi que vous accumulez, un jour vous accepterez l'évidence. Nous vous sommes supérieures, nous vous sommes indispensables, vous nous adulez et en plus, vous adorez ça.
Toujours les mêmes palabres qui me promettent paiement pour l'affront occasionné et toujours le même sentiment que quoi qu'il fasse, le revers de la médaille n'en sera toujours que plus savoureux. Deux dominateurs qui s'affrontent, forcément, il n'est pas rare de voir voler quelques plumes, mais lorsque l'un ou l'autre fini à terre, la victoire n'est toujours que de courte durée. Un vrai tyran n'acceptera sa reddition que lorsque la mort le couvrira de son noir linceul. Avant cela, il gardera toujours en tête la vengeance sourde qui s'abattra alors prochainement sur son adversaire et n'admettra jamais avoir mis un genou à terre, devant qui que ce soit. Et c'est justement après ses premiers mots, que la balance pèse subitement en ma défaveur.

La sensibilité dans son corps réapparait et le sortilège s'amenuise à mesure que je le vois se redresser légèrement sur ses bras. Un léger regard sur sa cuisse, il me semble qu'elle tremble, il s'apprête à agir. Mon esprit malheureusement, ne fait l'amalgame que trop tard et déjà il se rassie rapidement, plantant sa tête contre mon ventre tandis qu'il m'encercle de ses bras. Le mouvement est si leste, que j'en perds l'équilibre, mes jambes se trouvant empêtrées contre ses hanches et je chute durement au sol, son corps couvrant expressément le mien.
Il m'oblige à lâcher ma baguette, l'envoyant rejoindre la sienne et me maintient solidement au sol, son corps pesant de tout son poids sur le mien. Je tente à me débattre, sans grand succès, sa force dépassant aisément la mienne et mon regard se fait assassin alors que je ressens d'étrange fourmillements dans le creux de mes reins. Il rapproche son visage du mien, prenant mon oreille pour cible, m'adressant quelques mots qui suffisent à me faire sortir de mes gonds. Mais c'est alors le geste qu'il fait par la suite qui signera ma perte de contrôle. Il me mord l'oreille, comme cherchant à me marquer pour quelques jours de la marque de ses crocs, en glyphes symboliques de ma défaite face à lui et je peux sentir mon liquide se vie se répandre le long de ma gorge alors que déjà il se relève et me tourne le dos en échappant un rire qui me glace le sang.

Je me redresse immédiatement sur mes avants bras, écoutant ses dernières paroles qui signent la fin de notre rencontre et j'attends le bon moment pour agir. Hors de question qu'il marque ainsi sa victoire. Lorsqu'il se baisse pour chercher sa baguette, je me relève d'une traite, la tête me tournant légèrement et je me jette sur lui, nous rabattant de nouveau sur le sol poussiéreux. La chute me confère la position de force et je me retrouve assise sur son bas ventre. Mes mains se saisissent de son visage, que je voudrai pouvoir gifler à tour de bras, mais la violence est bien maigre consolation, je préfère donc utiliser l'amertume de l'humiliation de le voir céder à ses propres désirs. Mes lèvres viennent saisir les siennes dans un baiser éhonté, lui laissant le plaisir de savourer la saveur exquise de ma peau, ma langue caressant la pulpe de sa bouche, allant même jusqu'à pousser quelques gémissements feints à la perfection, avant que mes canines ne décident de se joindre à la fête. Elles se plantent dans sa chair durement, savourant sa tendresse, se délectant du goût métallique qu'elles récoltent et je me redresse sur lui tout aussi rapidement que lorsque j'y ai fondu.
Je récolte du bout de mon index son propre sang qui s'écoule de mes lèvres entrouvertes et je glisse l'incriminé contre ma langue, le suçotant avant de poser une main sur son épaule.

- Je viens de coucher le roi. C'est moi qui gagne la partie...

Et je me relève avec grâce, le laissant apprécier le corps que j'offre devant lui en maîtresse incontestée et je lui adresse un léger sourire, mon regard caressant son corps comme si j'apprêtais à m'en repaître. Je m'écarte, lentement, murmure un accio qui propulse ma baguette dans le creux de ma main et je me penche vers lui pour lui octroyer une révérence, rendant mon geste théâtral en battant l'air de mon bras.

- Je suis certaine que nous aurons l'occasion de nous revoir Monsieur Aquila, bien en dehors de vos cours soporifiques. En attendant, passez un peu de glace sur votre lèvre, ça vous évitera d'avoir à avouer à tous que, Clow Chest vous a couché au tapis et que en ressentez encore le désir naissant.

Je lui tourne alors le dos et quitte la serre au pas de course, ouvrant la porte à toute volée sans prendre la peine de la refermer et la nuit m'avale alors que je serre fermement les poings, à la fois agacée et incroyablement satisfaite d'avoir mis la main sur ce joyau, chef-d'œuvre que je me ferai un plaisir de peaufiner à ma juste mesure, afin de lui offrir la place qui lui revient de droit. A savoir celle d'être mon jouet le plus docile.


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Metellus Aquila


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MessageSujet: Re: Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}   Lun 16 Juil - 22:09

Je passais ma langue sur mes lèvres afin d' y retirer les dernières gouttes de sang encore présentes...quel délice! Je savais pertinemment que je ne devais pas lui tourner le dos, encore plus après ce qui venait de se passer, mais le risque était calculé, enfin autant que possible se peut . Elle devait être folle de rage, en lui offrant une ouverture, j' espérais atténuer la fureur de sa réaction, après tout j' avais imaginé la supprimer, donc en toute logique, cette idée lui a aussi traversé l' esprit me concernant. Mais il est vrai qu' à ce moment précis, je priai pour que son son souhait le plus fort soit de me rendre la pareille et non de mettre un terme à mon éxistence.
Lorsque je me baisse pour récupérer ma baguette, je pense avoir encore un peu de temps devant moi, c' était sans compter sur l' incommensurable degré de la colère que j'avais provoqué...Elle me saute dessus telle la hyène sur une proie inattentive. Je tombe emporté par son élan et quand je me remets du choc sur la sol et que j' ouvre à nouveau les yeux, je l' aperçois sur moi. Je ne sais comment réagir, j' ai en face de moi un regard de furie, et ce que je peux lire dans ses yeux me glace le sang. Mais à ma plus grande surprise, et surtout pour mon plus grand plaisir, je sens ses mains chaudes sur mon visage et je me délecte de la vision de ses pulpeuses lèvres s' approchant des miennes.
J' ai donc gagné, la voilà qui se soumet, elle a enfin trouvé son maitre, je m' abandonne entièrement à cet ébat des plus jouissifs, ma langue allant jouer avec la sienne, mes mains parcourent son dos et se dirigent irrémédiablement vers ses fesses, on ne se refait pas, et je savoure pleinement cet instant jusqu' au moment où j' ouvre soudainement mes yeux surpris par une douleur intense, je ressens cette morsure comme un poignard qui viendrait se planter dans ma chair...C' était trop beau pour être vrai, Miss Chest me rendait à nouveau la monnaie de ma pièce...

Je n' ai pas le temps de la repousser, elle a déjà laché prise, et je la vois sucer son doigt noyé de mon propre sang, je le sens moi-même dans ma bouche, ce liquide chaud, alors que plusieurs liserets rouges et tièdes coulent doucement vers mon menton.
Ces mots sont comme des poignards dans mes oreilles, mais au fond de moi, je sais bien que le duel ne fait que débuté, et je suis même satisfait d'être comparé à un roi. Je lui rends d' ailleurs son sourire et la contemple ne sachant pas quand aura lieu notre prochaine rencontre. Et au fond de mon coeur, j' espère que ce ne sera pas trop long. Sa révérence m' amuse et je reste immobile, me relevant juste en m' appuyant sur mes coudes.

Oui Miss Chest, nos chemins se recroiseront de toute évidence...soyez en sûre. -J' arquai un sourcil concernant sa réflexion sur la qualité de mes cours - Je suis touché par votre sollicitude, et je ne doute pas que vous ferez de même pour votre oreille...

J' appuie ma dernière phrase alors qu' elle se dirige déjà vers la sortie. Je lache un énorme soupire, et pose deux doigts délicats sur la coupure où ma langue passe et repasse depuis peu.
Dents affutées Miss Chest...

Je me relève, m' époussette, et jete un regard interdit sur l' ensemble du domaine. Quel sacage, on dirait qu' un ouragan est passé par là, pourtant il s' agissait juste de Miss Chest. Je trouverai bien un élève demain à punir que j' enverrai nettoyer tout ça. En revanche, je m' occupais d' effacer toute trace de plantes déchiquetées, et avec presque une larme à l' oeil, je ramasse mes plants de Centaurées...
Je jette un regard vers la porte dans l' espoir de la voir revenir, mais je sais très bien que tout cela est terminé pour ce soir...Dommage...Je réfléchissais déjà à comment gérer ma prochaine rencontre avec cette teigne, mais je laisse rapidement tomber, préférant toujours laisser beaucoup de place à l' imprévu. Car sans imprévu, il n' y a pas d' aventures.
Je jette un dernier regard derrière moi et finis par refermer la porte. Je regarde alors le chateau, ou plutôt ses formes dans cette nuit noire...enfin de l' air frais...à la recherche d' une ombre qui pourrait se mouvoir.

A bientôt Miss Chest...

Je passe une dernière fois ma langue sur ma morsure et disparais dans la pénombre pour rejoindre en toute discrétion mes appartements.


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Prête-moi ton sécateur ! (Pv Metellus Aquila) {Terminé}

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