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 Vampires

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Date d'inscription : 05/06/2010

MessageSujet: Vampires   Sam 9 Fév - 19:59



Vampire


Il semble de prime abord nécessaire d’énoncer un point élémentaire : il s’agira d’oublier le folklore du vampire répandu par les contes et autres mythes moldus, les vampires appartenants au monde sorcier ne se rapprochant de ces légendes qu’en bien peu de points. L’on déposa un jour entre mes mains un exemplaire d’une oeuvre de littérature moldue consacrée aux péripéties d’un vampire des Carpates, et je dois bien admettre être tombé des nues. Je ne saurais vous retranscrire ici la description qui y était faite du vampire sans que ne vienne pointer un relent de ricanement narquois face à tant de naïveté et de balivernes. Je me contenterai seulement d’avancer que leur absence d’affinité avec la magie et leur manque de connaissance du monde auquel nous-autres appartenons se retrouve fâcheusement dans la description faite de ces créatures. Croyez-en mon expérience, il serait bien délicat de parvenir à différencier un sorcier naturel d’un vampire sous sa forme non-primitive. Contrairement aux idées portées par de tels écrits, le vampire n’est pas plus sensible au soleil qu’un être vivant, de la même manière que son teint n’a rien de pâle ou autre forme de rapprochement avec le corps d’un défunt, bien au contraire ; il m’est même arrivé de croiser la route de vampires à l’allure bien plus avenante et rayonnante que vous et moi. Et pour cause : il vous faut bien saisir que le vampire ne se nourrit pas du sang, mais de la vie que contient ce breuvage.

Ainsi donc, vous dis-je, parvenir à distinguer le vampire de l’homme n’a rien d’aisé. Pour autant, avec l’expérience, j’en suis venu à déceler en ces créatures quelques éléments caractéristiques. La plus évidente, cependant, n’est pas la plus simple à vérifier. En effet, les vampires présentent la caractéristique de posséder sur les gencives ce que l’on pourrait apparenter à des plaies ouvertes qui, cependant, ne présentent la moindre goutte de sang, et pour cause : plus que de plaies, il s’agit d’ouvertures par lesquelles sortent leurs canines rétractables. Car les vampires ne sortent leurs crocs que pour se nourrir. Hors heures de repas, la dentition de la créature est en tout point similaire à celle de l’être lambda.

Il est par ailleurs à prendre en considération l’effet de la lumière sur le vampire. Si le soleil en lui-même ne lui est en rien nocif, le vampire est bien plus sensible à la lumière que l’homme. Cela présente de toute évidence ses avantages, à commencer par la capacité de nyctalopie qu’il dès lors leur est offerte. Pour autant, le revers de la médaille en est leur extrême désagrément par la lumière du jour, littéralement aveuglante pour l’une de ces créatures qui n’aurait pas songé, par l’emploi d’un accessoire ou de quelque autre sortilège, à réduire de lui-même sa sensibilité primaire à la lumière naturelle. Cependant, si ce dernier était en possession de tel moyen, il ne serait alors en rien incommodé et pourrait circuler librement de plein jour, aussi bien que vous et moi. L’emploi du sortilège semble d’ailleurs être la solution adoptée par bon nombre de vampires cherchant à s’intégrer dans la communauté sorcière. C’est l’emploi de ce sortilège qui nous mènera au deuxième élément caractéristique du vampire : ce sortilège a la particularité de faire briller le regard du vampire d’une légère lueur rougeâtre lorsque ce dernier est plongé dans le noir le plus complet. Il serait toutefois bienvenu de vous inviter à ne pas tenter l’expérience sans être parfaitement assuré de la non hostilité de la créature, car n’oubliez pas que le noir le plus complet n’empêche en rien le vampire de vous voir distinctement, lorsque vous serez quant à vous absolument aveugle.

Mais la vue n’est pas le seul sens du vampire a être ainsi particulièrement développé. En effet, si la créature se trouve dépourvu de toute sensibilité au goût, et si son toucher demeure des plus communs, les deux sens restants sont également marqués par un décuplement hors de toute comparaison avec ceux de l’humain. L’odorat, pour commencer : lorsqu’un vampire sent votre odeur, il ne l’oubliera jamais, et sera dès lors capable de vous retrouver très simplement où que vous soyez simplement en vous traquant grâce aux légères traces olfactives que vous aurez laissées sur votre passage. Il semble cependant possible de masquer votre trace aux capteurs du vampire en faisant brûler un mélange de safran et de chou et en vous en appliquant les cendres sur le corps, les vêtements et toute autre élément susceptible de porter votre odeur.

Pour ce qui est de l’ouïe, enfin, il faut bien comprendre que le vampire fonctionne de la même manière qu’un transistor. En effet, la créature est capable de capter des sons éloignés par plusieurs kilomètres de sa position, pour peu qu’il se concentre sur la fréquence de ces sons. Ainsi, si celui-ci est à la recherche d’une quelconque proie, il lui suffira de passer en revue les différentes fréquences qu’il saura capter jusqu’à trouver sur la bonne. Dès lors, il ne tardera plus à remonter jusqu’à la source. En elle-même, cette ouïe est particulièrement développée ; certains en sont même venus à penser que les vampires entendent si bien qu’ils peuvent entendre vos pensées. En réalité, aucun cas de vampire naturellement légilimens n’a été référencé à ce jour, cependant ils seraient tout à fait capables de juger de votre état de santé à la seule écoute du rythme de votre sang et de vos pulsations cardiaques, et cela même en se trouvant de l’autre côté d’une salle de bal.

Le vampire se nourrit de sang, pour autant, n’allez pas penser qu’il s’agit dès lors d’un loup pour l’homme. Bien des vampires ont en effet fait voeu de ne jamais heurter les hommes, aussi se nourrissent-ils de sang animal. Par ailleurs, pour peu que le vampire ne considère les hommes autrement que comme des proies, n’allez pas penser que de vous faire mordre par un vampire vous transformera en son semblable. Si un vampire vous mord, vous en mourrez, assurément. Car pour peu qu’il ne se plaise pas à vous vider entièrement de votre sang, croyez bien que la plaie qu’il vous infligera vous sera elle-même fatale. Pour information, la seule manière de vous transformer en vampire est de boire vous-même du sang de vampire ; mais je m’égare, aussi en reviens-je au sujet initial.

D’avoir tant côtoyé les vampires m’a poussé a les considérer de toute autre manière que le voudraient les légendes. En effet, j’ai bien souvent trouvé en eux toute la courtoisie que l’on aurait pu espérer en le plus admirable des comtes. Cependant, aussi sage et avisé soit un vampire, je plains le malheureux qui se trouverait face à l’une de ces créatures dès lors que celle-ci s’avèrerait affamé. Car un vampire qui a faim ne répond que bien difficilement de lui. Le bruit de votre sang frappant vos veines devient pour lui assourdissant, ses sens se troublent, et la simple vue d’une goutte de votre sang suffirait à le rendre fou. N’oubliez jamais que le vampire souffre avant tout d’une bien terrible malédiction. Car s’il pourrait semblé des mieux éduqué, il demeure avant tout un être dont les instincts les plus primitifs et carnassiers se retrouvent exacerbés. L’immortalité a un prix, convenons-en bien, et j’en viendrais presque à plaindre plus le vampire que sa victime. Car si cette dernière achèverait sa vie dans la plus terrible des souffrances, il s’agirait de comprendre que son bourreau devra porter cette souffrance pour l’éternité.

Être un vampire n’est en rien une sinécure, et ma main tremblerait presque au souvenir de celui qui en vint à devenir l’un des plus chers de mes amis et qui me supplia ce jour d’automne de mettre fin à son calvaire. Oubliez les pieux au coeur, il n’est que deux manières de mettre fin à la non-vie du vampire. Si vous cherchez à torturer l’une de ces créatures, optez pour le sang de mort, qui lui infligera une morte lente et incroyablement douloureuse. Mais pour peu que vous lui portiez la moindre estime, ayez alors le respect de faire les choses proprement et, d’un coup vif, tranchez lui la tête.


Extrait de Life Among The Vampires, Sir D.Winchester, p.605
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